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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture vendredi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture vendredi

(Photo: 123RF)

REVUE DES MARCHÉS. Les marchés boursiers montaient vendredi, s’appuyant sur l’amorce d’un dialogue entre Américains et Russes au sujet de l’Ukraine, le principal sujet d’attention et d’inquiétudes depuis le début de la semaine.

L’Europe évoluait en hausse après deux journées de baisse. Seul Francfort reculait, mais la tendance n’empêchait pas tous ces indices d’être en baisse sur l’ensemble de la semaine. 

Wall Street se préparait aussi à un rebond, après la difficile séance de jeudi.

En Asie, l’indice principal de la Bourse de Tokyo, le Nikkei, s’est replié réduisant toutefois nettement ses pertes par rapport au début de séance. Sur la semaine, il a lâché 2%.

 

Les indices boursiers à 8h02

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones haussaient de 144,00 points (+0,42%) à 34 375,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 affichaient une hausse de 23,00 points (+0,53%) à 4 397,50 points. Les contrats à terme du Nasdaq avançaient de 97,75 points (+0,69%) à 14 262,50 points.

En Europe, les résultats étaient mitigés. À Londres, le FTSE 100 affichait une hausse de 31,42 points (+0,42%) à 7 568,79 points. À Paris, le CAC 40 montait de 40,88 points (+0,59%) à 6 987,70 points. À Francfort, le DAX cédait 22,26 points (-0,15%) à 15 245,37 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a retraité de 110,80 points (-0,41%) à 27 122,07 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a terminé en baisse de 465,06 points (-1,88%) à 24 327,71 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain diminuait de 2,10 $ US (-2,29%) à 89,66 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord reculait de 1,94 $ US (-2,09%) à 91,03 $ US.

 

 

Le contexte

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken rencontrera son homologue russe Sergueï Lavrov la semaine prochaine si la Russie n’envahit pas l’Ukraine, a indiqué jeudi soir le département d’État. Les dirigeants des pays du G7 ont aussi convenu d’une réunion virtuelle sur le sujet jeudi 24 février. 

L’annonce «a rassuré le marché sur le fait qu’au minimum, il est peu probable qu’il y ait une invasion imminente de la Russie», a déclaré Makoto Sengoku, analyste chez Tokai Tokyo Securities.

La Russie a annoncé vendredi retirer des tanks déployés près de la frontière ukrainienne et des bombardiers en Crimée annexée, qui retournent dans leurs garnisons.

Mais les États-Unis observent toujours davantage de troupes russes se déplaçant vers les régions frontalières avec l’Ukraine, a déclaré vendredi à Varsovie le secrétaire américain à la Défense LLoyd Austin.

La situation reste précaire: des bombardements étaient en cours vendredi près d’un village de l’est de l’Ukraine sous contrôle de Kiev, qui y combat des séparatistes prorusses, mais assurait dans la matinée n’avoir «pas l’intention» de les attaquer. La région est en proie depuis la veille à une flambée de violences.

Moscou a aussi annoncé pour samedi des manœuvres et des tirs de ses forces «stratégiques».

Hermès (RMS.PA) n’a pas adressé le message que les marchés attendaient, vendredi, et le titre perdait 4,66% à 1 196,50 euros à la Bourse de Paris. Malgré un chiffre d’affaires, un bénéfice net et une marge record, l’essoufflement perçu au quatrième trimestre a rebuté les investisseurs. À Paris, les autres valeurs du luxe, LMVH (MC.PA) et Kering (KER.PA), prenaient plus de 1%.  

À Londres, la banque Natwest (NWG.L) a retrouvé les bénéfices en 2021 grâce aux reprises de provisions, mais le titre perdait 2,53% à 234,50 pence.

L’assureur Allianz (ALV.DE, -1,60% à 218,95 euros) a, lui, annoncé une provision de 3,7 milliards d’euros afin de régler un contentieux aux États-Unis visant sa filiale de gestion d’actifs.

À l’inverse, Commerzbank (CBK.DE) continuait de surfer sur ses résultats jeudi, avec une hausse de 3,96% à 9,20 euros à Francfort.  

Le pétrole poursuivait son recul vendredi, le marché s’accrochant à des signes de détente dans la crise ukrainienne et à un retour de l’Iran dans le marché.

Un euro s’échangeait pour 1,136 6 dollar américain (+0,04%). 

Le bitcoin ne parvenait pas à se reprendre (-0,85% à 40 350 $ US), après sa chute de 7,70% jeudi.