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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture vendredi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture vendredi

(Photo: 123RF)

Les marchés boursiers s’inquiétaient de nouveau des conséquences de l’épidémie de la COVID-19 vendredi, alors que l’Autriche a annoncé un confinement de sa population, y compris des vaccinés, à partir de lundi. 

L’Europe, qui avait ouvert en hausse, s’est brusquement retournée à la suite de l’annonce du chancelier autrichien dans la matinée.

À Wall Street, les contrats à terme ont aussi changé de tendance alors que seul celui du Nasdaq, à dominante technologique, progressait.

 

Les indices

Aux États-Unis, vers 8h00, les contrats à terme du Dow Jones perdaient 259 points ou 0,72% à 35 552 points. Ceux du S&P 500 cédaient 14,75 points, ou de 0,31% à 4 686,75 points alors que ceux du Nasdaq augmentaient de 65,25 points, ou de 0,40% à 16 546,50 points.

En Europe, les résultats étaient dans le rouge. À Londres, le FTSE 100 baissait de 0,77%. À Paris, le CAC 40 lâchait 1,00% et à Francfort, le DAX diminuait de 0,58%.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a haussé de 0,50%. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a reculé de 1,07%.

Du côté du pétrole, vers 8h00, le prix du baril de WTI américain chutait de 3,14% à 76,53 $US et le baril de Brent de la mer du Nord plongeait de 3,74% à 78,20 $US.

 

Le contexte  

L’Autriche va confiner dès lundi l’ensemble de sa population, quelques jours après avoir pris une mesure similaire pour les personnes non vaccinées, devenant ainsi le premier pays de l’UE à prendre une telle mesure face à la résurgence des cas de la COVID-19.

L’augmentation des contaminations a aussi poussé jeudi les responsables allemands à imposer de sévères restrictions aux non-vaccinés, qui ne pourront plus accéder à des lieux publics comme des restaurants ou salles de concert sur l’ensemble du territoire. 

Les investisseurs «n’ont pas les mêmes craintes macro-économiques que lors des premières phases de confinement, sans le vaccin. Par contre, cela ne reste pas bon sur les questions d’approvisionnement pour les entreprises», commente Alexandre Baradez, analyste IG lors d’un point quotidien.

En conséquence, cela remet la pression sur le rythme de l’inflation «alors qu’on se demandait si on n’avait pas atteint le pic» dans plusieurs régions du monde, souligne-t-il. 

En Allemagne, les prix à la production se sont envolés de plus de 18% sur un an en octobre, progressant deux fois plus vite qu’attendu en un mois (+3,8%). 

La volatilité de la séance est aussi exacerbée par les «trois sorcières», à savoir l’arrivée à échéance de plusieurs contrats et options sur les indices et qui génère par conséquent des volumes d’échanges plus étoffés, des cours plus volatiles avec moins de prises de risques.

En Asie, où les marchés ont fermé avant l’annonce autrichienne, Tokyo a terminé en hausse de 0,5%, avec l’annonce d’un vaste plan de relance pour la troisième économie mondiale. Shanghai a terminé en hausse de 1,13%, mais Hong Kong, plombé les résultats d’Alibaba, a perdu 1,07%.

Les secteurs du commerce, du voyage et bancaires les plus touchés par les conséquences économiques des restrictions sanitaires s’affichaient nettement en baisse après la décision autrichienne. 

À Paris, Unibail-Rodamco-Wesfield cédait 4,56% à 61,60 euros et Airbus 3,02% à 109,84 euros. 

À Londres, IAG (British Airways et Iberia) reculait de 5,22% à 146 pence et Easyjet de 5,05% à 542 pence. À Dublin, Ryanair lâchait 2,67% et a annoncé par ailleurs le retrait en décembre son titre de la Bourse de Londres.

À l’inverse, les valeurs refuges de la pandémie s’en sortaient mieux: à Paris, le géant français des laboratoires d’analyses, Eurofins Scientific, dont la croissance a été portée par l’explosion des tests contre la COVID prenait 4,21% à 112,44 euros. La tech, comme Teleperformance (+2,13% à 365,70 euros) était aussi en hausse. 

Le luxe était également privilégié, avec Hermès, propulsé aussi par la perspective de voir le titre accéder l’indice boursier de référence de la zone euro, l’Euro Stoxx 50, le mois prochain (+3,01% à 1640 euros). 

En Allemagne, les entreprises de livraison ou de vente en ligne montaient en tête du Dax, notamment Hello Fresh (+4,92% à 95,58 euros), Zalando (+4,13% à 85,68 euros) ou Delivery Hero (+2,41% à 129,75 euros). 

Les nouvelles sur le front de l’épidémie ont mis un terme au rebond du pétrole.

La monnaie européenne augmentait ses pertes du début de séance face au billet vert (-0,69%), à raison d’un euro pour 1,129 3 dollar américain.

Le bitcoin perdait 0,55% à 57 260 $US, à près de 10 000 $US de son niveau du début de semaine.