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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture vendredi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture vendredi

(Photo: 123RF)

Les marchés mondiaux reprenaient du poil de la bête vendredi, soutenus par la clôture dans le vert de Wall Street et plus généralement par les espoirs de reprise aux États-Unis, où Joe Biden veut accélérer la vaccination.

 

Les indices

À Wall Street, vers 7h15, les contrats à terme du S&P 500 augmentaient de 8 points à 3 908 points, ceux du Dow Jones avançaient de 99 points à 32 600 points, et ceux du Nasdaq perdaient 7 points à 12 763 points.

En Europe, les marchés étaient mitigés à mi-séance. À Londres, le FTSE 100 prenait 44 points à 6 719 points. À Paris, le CAC 40 cédait 25 points à 5 972 points et à Francfort, le DAX gagnait 98 points à 14 720 points.

L’appétit pour le risque était également de mise en Asie, où la Bourse de Tokyo a clôturé en nette hausse, l’indice Nikkei ayant gagné 1,56% et l’indice élargi Topix ayant progressé de 1,46%.

Après cinq jours dans le rouge, la Bourse de Hong Kong a également nettement rebondi (+1,57%), tandis que celle de Shanghai est montée de 1,63%.

 

Le contexte

Les places boursières du Vieux Continent reprenaient des couleurs au terme d’une semaine morose où les inquiétudes entourant la reprise en Europe ont pesé.

Elles profitaient du redressement, quoique timide, de Wall Street la veille, qui a terminé légèrement dans le vert après deux jours de pertes.

«Les indices de part et d’autre de l’Atlantique ont retrouvé une dynamique haussière à très court terme», analyse Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

«Une certaine accalmie revient, surtout grâce à l’amélioration des perspectives économiques aux États-Unis et des campagnes de vaccination qui s’accélèrent. Ceci sera favorable à un retour de l’appétit pour le risque», anticipe pour sa part Sebastian Paris Horvitz, stratégiste chez LBPAM.

Sur le front de la vaccination, l’Union européenne, confrontée à des problèmes de livraisons de vaccins au cœur d’un vif différend avec Londres, s’est dite prête jeudi à bloquer les exportations d’AstraZeneca, lors d’un sommet virtuel auquel a participé le président américain Joe Biden.

Ce dernier a de son côté a annoncé le doublement de son objectif de vaccinations pour les 100 premiers jours de son mandat, le portant à 200 millions.

«Les investisseurs attendent maintenant la présentation du plan de Joe Biden pour reconstruire les infrastructures américaines vieillissantes. Mais plus que le plan lui-même, ce qui intéresse les marchés est la stratégie qui sera retenue pour le financer», complète M. Le Liboux.

De son côté, le taux américain à dix ans, très surveillé par les investisseurs, repartait légèrement à la hausse vendredi matin, à 1,66% contre 1,63% la veille.

En matière d’indicateurs, les ventes au détail ont légèrement rebondi en février comparé à janvier au Royaume-Uni tandis qu’en Allemagne, le moral des entrepreneurs s’est sensiblement amélioré en mars pour retrouver son niveau de juin 2019 malgré la vigueur de pandémie, selon le baromètre IFO.

Dans l’après-midi, les revenus et dépenses des ménages pour février ainsi que l’estimation finale de la confiance des consommateurs de mars (Université du Michigan) sont attendus aux États-Unis.

 

Du côté du pétrole

Vers 7h30, le baril de WTI américain augmentait de 1,93% à 59,69 $US et le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,68% à 62,99 $US.