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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mercredi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mercredi

(Photo: 123RF)

REVUES DES MARCHÉS. Les marchés européens gagnaient du terrain mercredi portés par certains résultats d’entreprises tandis que Wall Street était attendue en légère baisse, après l’annonce d’une décélération de l’inflation à un rythme plus lent qu’espéré.

 

Les indices boursiers à 08h30

Les contrats à terme du Dow Jones cédaient 124,00 points (-0,36%) à 33 997,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 baissaient de 18,00 points (-0,43%) à 4 127,50 points. Les contrats à terme du Nasdaq retraitaient de 56,00 points (-0,44%) à 12 575,00 points.

À Londres, le FTSE 100 affichait une hausse de 3,30 points (+0,04%) à 7 957,15 points. À Paris, le CAC 40 progressait de 74,35 points (+1,03%) à 7 288,16 points. À Francfort, le DAX progressait de 74,10 points (+0,48%) à 15 454,66 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a perdu 100,91 points (-0,37%) à 27 501,86 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a perdu 301,59 points (-1,43%) à 20 812,17 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain affichait un recul de 0,78 $US (-0,99%) à 78,28 $US. Le baril de Brent de la mer du Nord reculait de 0,79 $US (-0,92%) à 84,79 $US.

Le contexte

«Les investisseurs continuent de croire que la Fed se rapproche de la fin de son cycle de resserrement, ce qui tend à soutenir l’appétit pour le risque», et ce, même si la hausse des prix aux États-Unis «ne décélère pas autant que certains l’espéraient», constate Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

L’indice des prix à la consommation aux États-Unis a ralenti moins qu’attendu en janvier sur un an (+6,4%) et il a accéléré sur un mois (+0,5%), une première depuis quatre mois.

Cette dynamique laisse entrevoir un maintien plus long qu’espéré des taux élevés de la Fed pour parvenir à ramener la hausse des prix dans sa cible de 2%.

Dans la foulée des chiffres de l’inflation, plusieurs responsables de la Fed ont réaffirmé vouloir continuer de renchérir le coût du crédit, renforçant l’hypothèse d’un taux directeur de la Fed au-delà de 5% fin 2023.

«Nous devons rester préparés à poursuivre les hausses de taux pour une période plus longue qu’anticipée précédemment (…)» si les conditions le nécessitent, a déclaré Lorie Logan, présidente de la Fed de Dallas.

De son côté, Patrick Harker, de l’antenne de la Fed de Philadelphie, a estimé que la banque centrale «s’approchait» de la fin du cycle de hausse des taux.

Au Royaume-Uni, l’inflation a ralenti à 10,1% en janvier sur un an contre 10,5% en décembre.

En zone euro, les investisseurs seront attentifs à une audition de la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde devant le Parlement européen sur le rapport annuel 2022 de l’institut monétaire.

L’action Kering gagnait 2,85% à 577,40 euros. Le groupe a dégagé un bénéfice net en hausse de 14% à 3,6 milliards en 2022 ainsi que des ventes dépassant les 20 milliards d’euros, malgré un quatrième trimestre plus difficile. Tout le reste du secteur en Europe profitait de cet entrain.

Lufthansa, les atterrissages étaient quasiment entièrement suspendus mercredi à l’aéroport de Francfort, premier d’Allemagne, en raison d’une panne informatique massive touchant les vols opérés par le groupe Lufthansa, a indiqué un porte-parole de l’aéroport à l’AFP. Le titre cédait 0,93% à 9,55 euros.

La banque britannique Barclays a dévoilé un bénéfice annuel en chute de 19% à cause de lourdes charges de dépréciation et juridiques, et l’action dévissait de plus de 9% à Londres. Elle entraînait Lloyds (-3,37%), et Natwest (-2,36%).  

L’allemande Commerzbank (+1,74%) a annoncé qu’elle proposera un dividende de 20 centimes par action pour l’exercice 2022, récompensant à nouveau ses actionnaires pour la première fois depuis l’exercice 2018.

La livre baissait nettement mercredi face au dollar, un nouveau recul de l’inflation au Royaume-Uni laissant la porte ouverte à une fin des hausses des taux de la Banque d’Angleterre (BoE). La livre cédait 1,01% à 1,2049 $US.

Le dollar remontait face au yen, à 133,58 yens pour un billet vert ainsi que face à l’euro qui se négociait pour 1,0709 $US.

Le marché du pétrole restait déprimé après avoir déjà nettement faibli la veille en lien avec l’annonce des États-Unis de mettre sur le marché 26 millions de barils puisés dans ses réserves stratégiques.