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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mercredi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mercredi

(Photo: 123RF)

Les marchés boursiers avançaient sans grande conviction mercredi même si les craintes d’emballement de l’inflation semblent s’atténuer au fil des commentaires rassurants de banquiers centraux.

 

Les indices

À Wall Street, vers 7h15, les contrats à terme du S&P 500 montaient de 12 points à 4 197 points, ceux du Dow Jones augmentaient de 81 points à 34 349 points et ceux du Nasdaq prenaient 44 points à 13 701 points.

En Europe, les marchés étaient mitigés à mi-séance. À Londres, le FTSE 100 cédait 0,22%, le CAC 40 de Paris gagnait 0,06% et le DAX de Francfort baissait de 0,15%.

L’Asie de son côté a réussi à prolonger ses gains de la veille: Tokyo a conclu une cinquième séance positive (+0,31%), Hong Kong a fini en hausse de 0,9% et Shanghai de 0,3%, en dépit d’une clôture des indices américains dans le rouge la veille.

 

Le contexte

«Le débat sur l’inflation n’est pas terminé, mais la majorité des opérateurs à Wall Street croient qu’elle sera transitoire», indique Edward Moya, analyste chez Oanda.

De hauts responsables de la Réserve fédérale américaine continuent de minimiser les risques de pressions inflationnistes, comme le fait la Banque centrale européenne (BCE).

Ces commentaires rassurants semblent porter leurs fruits puisque les rendements continuaient de refluer sur le marché de la dette souveraine, où le taux du bon du Trésor américain à dix ans se stabilise depuis plusieurs jours.

Mais les marchés espèrent encore des éclaircissements sur la manière envisagée par les banques centrales pour sortir de leur politique monétaire très accommodante le moment venu.

Des discours de banquiers centraux américains seront à nouveau mercredi au centre de l’attention des investisseurs qui attendent en outre l’indice américain des prix à la consommation vendredi.

«La Fed guide prudemment les marchés en disant d’un côté de ne pas s’inquiéter de l’inflation, et de l’autre qu’elle va sortir des mesures maximales d’urgence», mises en place dès le début de la pandémie, estime de son côté Neil Wilson chez markets.com, percevant «un changement de ton» dans certains récents propos de l’institution.

«Cela donne une image un peu confuse au marché qui affiche un manque de conviction» après son énergie des dernières semaines, constate-t-il.

En ce qui concerne la zone euro, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a assuré mardi qu’il n’y avait «aujourd’hui aucun risque de retour durable de l’inflation en zone euro».

Un autre membre du directoire de la BCE, Fabio Panetta, a soutenu dans un entretien au quotidien japonais Nikkei que «seule une hausse durable de la pression inflationniste» pourrait justifier une réduction des rachats d’actions alors que la hausse des prix à la consommation est jugée «temporaire».

 

Du côté du pétrole

Vers 7h15, le baril de WTI américain diminuait de 0,26% à 65,90 $US et le baril de Brent de la mer du Nord perdait 0,12% à 68,57 $US.