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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mercredi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mercredi

(Photo: 123RF)

La prudence dominait mercredi matin sur les marchés boursiers mondiaux, qui limitaient les initiatives en amont de la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed), très attendue dans le contexte actuel de remontée des rendements obligataires.

À Wall Street, vers 7h15, les contrats à terme sur le S&P 500 diminuaient de 2 points, ou de 0,07%, à 3 949 points. Ceux du Dow Jones gagnaient 26 points, ou 0,08%, à 32 750 points, et ceux du Nasdaq cédaient 50 points, ou 0,39%, à 13 090 points.

En Europe, les marchés étaient mitigés à mi-séance. À Londres, le FTSE 100 reculait de 21 points, ou de 0,32%, à 6 781 points. À Paris, le CAC 40 diminuait de 8 points, ou de 0,15%, à 6 046 points. À Francfort, le DAX grappillait 10 points, ou de 0,07%, à 14 567 points.

Même attentisme sur les marchés asiatiques: au Japon, l’indice vedette Nikkei a terminé stable (-0,02%) tandis que l’indice élargi Topix a modestement progressé (+0,13%). Les Bourses de Hong Kong et Shanghai ont également fini à l’équilibre.

 

Le contexte

«Aujourd’hui, le marché sera focalisé sur les indications que donnera la Fed sur sa politique économique dans un contexte de hausse des taux d’intérêt, de la potentielle sortie de la crise pandémique (…) et de l’impact d’un plan de soutien budgétaire sans précédent», résume Sebastian Paris Horvitz, stratégiste chez LBPAM. 

«Le plus probable est que la Fed va s’appuyer sur le niveau encore élevé du chômage pour défendre sa stratégie de conserver une politique très accommodante pour encore longtemps», même si «ses projections économiques devraient être revues nettement à la hausse pour 2021 et possiblement 2022», juge-t-il.

Ainsi, en dépit de spéculations sur un retour de l’inflation dans les prochains mois, la Banque centrale américaine devrait maintenir ses taux d’intérêt, entre 0 et 0,25%, et ne pas réduire ses achats d’actifs.

Son président, Jerome Powell, a clairement signifié qu’un resserrement monétaire était prématuré, estimant qu’il était peu probable que l’inflation suive une courbe ascendante hors de contrôle.

Les anticipations faites par le marché d’une accélération de la hausse des prix, à la faveur du plan de relance budgétaire américain et de la campagne vaccinale, se sont traduites par une nette tension des rendements obligataires souverains, en particulier aux États-Unis.

Ce mercredi matin, le taux américain à dix ans évoluait autour de 1,63%, proche de ses plus hauts en treize mois.

En zone euro, la deuxième estimation des prix à la consommation pour février est au menu de la séance.

 

Du côté du pétrole

Vers 7h30, le prix du baril américain de WTI baissait de 1,03%, à 64,13 $US, et celui du baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,3%, à 67,50 $US.