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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mercredi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mercredi

(Photo: Getty Images)

Les Bourses européennes se montraient assez prudentes mercredi matin, la faute à certains frémissements du côté de l’inflation, et à la volonté allemande de prolonger jusqu’au 14 mars le confinement partiel en vigueur dans le pays. Les marchés asiatiques se montraient un peu plus optimistes.

À Wall Street, vers 7h15, les contrats à terme sur le S&P 500 remportaient 12 points, ou 0,31%, à 3 917 points. Ceux du Dow Jones augmentaient de 81 points, ou de 0,26%, à 31 359 points, tandis que ceux du Nasdaq gagnaient 45 points, ou 0,33%, à 13 725 points.

En Europe, les marchés avançaient un peu à mi-séance. À Londres, le FTSE 100 gagnait 17 points, ou 0,27%, à 6 550 points. À Paris, le CAC 40 augmentait de 5 points, ou de 0,1%, à 5 691 points. À Francfort, le DAX demeurait à l’équilibre, à 14 010 points.

En revanche, l’Asie a clôturé dans le vert. La Bourse de Tokyo a signé une quatrième séance de hausse d’affilée, progressant de 0,19%, soutenue par le géant Toyota. Hong Kong a fini en hausse de 1,9% et Shanghai a pris 1,4%.

 

Le contexte

Depuis le début du mois, la tendance est restée globalement haussière sur les marchés, confiants dans la relance américaine et motivés par des résultats dans l’ensemble de bonne facture.

Mais «en Europe, les investisseurs continuent d’être un peu plus prudents en raison de l’incertitude de ce qui adviendra une fois que les économies européennes pourront finalement rouvrir», souligne Michael Hewson, analyste pour CMC Markets.

«L’attention des investisseurs est tournée (…) vers le déroulement de la campagne de vaccination. Si elle ne fait pas de progrès concrets, la nervosité pourrait de nouveau croître», estime Milan Cutcovic, pour Axi.

Face à la propagation des variants du coronavirus, le gouvernement allemand veut prolonger jusqu’au 14 mars le confinement partiel en vigueur, selon un projet d’accord consulté mercredi par l’AFP.

L’évolution des prix dans le monde occupait aussi les esprits.

En Chine, l’indice de l’évolution des prix à la consommation est repassé en territoire négatif en janvier, laissant entrevoir un affaiblissement de la demande intérieure.

Les chiffres de l’inflation sont attendus dans l’après-midi aux États-Unis, où un discours du président de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell sera particulièrement surveillé.

Les injections massives de liquidités sur les marchés, grâce à un soutien monétaire et budgétaire sans relâche pour faire face à la crise, ont fait repartir les anticipations d’inflation à la hausse.

Certains économistes ont pointé du doigt un potentiel risque de surchauffe de l’économie américaine en raison du montant gigantesque (1 900 milliards de dollars) du plan de sauvetage proposé par les démocrates, actuellement débattu au Congrès.

Les marchés misent sur le soutien prolongé des banques centrales en attendant la reprise économique anticipée pour le courant de l’année.

«Mais quelques déclarations ou indicateurs peuvent laisser penser que des discussions sur un début d’inflexion des politiques monétaires interviendront peut-être plus rapidement que certains investisseurs le pensent», prévient Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché chez IG France.

 

Du côté du pétrole

Vers 7h30, le prix du baril américain de WTI gagnait 0,5% à 58,65 $US et celui du baril de Brent de la mer du Nord augmentait de 0,62%, à 61,47 $US.