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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mardi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 15 avril 2024

«L'euro marque un nouveau point bas annuel face au dollar.»

La Bourse de New York semble vouloir ouvrir en hausse mardi matin, entamant le 4e trimestre avec un certain optimisme au sujet des négociations commerciales sino-américaines.

Du côté des contrats à terme, le Dow Jones Industrial Average, l’indice vedette du parquet new-yorkais, est en hausse de 0,19%, à 26 951 points. Toujours selon les contrats à terme, le Nasdaq, à forte coloration technologique, progresse de 0,26% à 7790,75 points. Le S&P500, quant à lui, prend 0,19% à 2984 points.

Contexte

«Quand les relations sino-américaines et la perspective» de l’absence d’accord au Royaume-Uni «dans le cadre du Brexit passent au second plan, les marchés actions sont orientés à la hausse, malgré le ralentissement économique à l’oeuvre depuis des mois», a observé Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Selon des informations de l’agence Bloomberg sorties vendredi, l’administration américaine réfléchissait à limiter les investissements américains en Chine.

Le conseiller économique du président américain, Peter Navarro, a toutefois remis en question la véracité de ces informations dans une interview lundi matin sur CNBC, affirmant que «plus de la moitié de l’article était extrêmement imprécis ou juste complètement faux».

Ces déclarations ont donné un coup de fouet aux marchés européens lundi soir ainsi qu’à Wall Street et l’effet positif perdurait mardi.

«L’euro marque un nouveau point bas annuel face au dollar», ce qui offre également «un facteur de soutien» aux indices européens, a complété M. Le Liboux.

L’euro continuait à baisser mardi face au dollar après être tombé lundi à des niveaux plus vus depuis mai 2017.

À l’étranger

La Bourse de Tokyo a repris quelques couleurs mardi, après deux séances de baisse à la suite, profitant d’un regain d’optimisme sur les négociations commerciales sino-américaines et de l’affaiblissement du yen face au dollar, une tendance favorable aux exportations nippones.

Comme Wall Street la veille, la place de Tokyo a été soulagée par un démenti de l’administration Trump à propos d’informations de presse selon lesquelles Washington envisageait d’interdire les investissements américains en Chine, ou de délister les entreprises chinoises cotées aux Etats-Unis.

Les investisseurs ont fait relativement peu de cas de la hausse de la TVA au Japon, passée de 8% à 10% à partir de mardi pour la plupart des biens de consommation.

Et d’après l’enquête trimestrielle Tankan de la Banque du Japon publiée mardi, la confiance des grandes entreprises nippones a certes de nouveau reculé en septembre (-2 points), mais nettement moins que prévu, témoignant ainsi d’une certaine résilience face aux vents contraires.

À l’agenda

Du côté des indicateurs, l’indice d’activité manufacturière ISM aux États-Unis pour septembre est au programme, aujourd’hui.

Plus tôt ce matin, les investisseurs ont pris connaissance de la présentation par le nouveau gouvernement italien d’un objectif de déficit public à 2,2% du PIB en 2020, montrant ainsi sa volonté de désamorcer toute tension avec Bruxelles, tout en tentant de relancer une croissance atone.