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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mardi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mardi

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. Les marchés boursiers restaient optimistes et accéléraient en Europe mardi, fortement encouragés par le début de nouveaux pourparlers entre l’Ukraine et la Russie et malgré la volatilité sur le marché obligataire et le pétrole.

Les indices européens espéraient des progrès entre Kyiv et Moscou: Paris montait et retrouvait son niveau d’avant l’invasion russe en Ukraine, le 24 février. Francfort dépassait aussi les 2% tout comme Milan tandis que Londres accélérait à plus de 1%. Wall Street se préparait à ouvrir dans le vert.

En Asie, la Bourse de Tokyo a rebondi, portée par un yen tombé la veille au plus bas depuis 2015 face au dollar américain et par la baisse des contrats à terme sur le pétrole brut américain. La place de Shanghai s’est repliée de 0,3% après que la métropole de 25 millions de personnes a fait état mardi d’une nouvelle flambée des cas de COVID-19, en dépit du confinement partiel de la capitale.

 

Les indices boursiers à 7h59

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones haussaient de 173,00 points (+0,50%) à 35 026,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 haussaient de 24,00 points (+0,53%) à 4 592,00 points. Les contrats à terme du Nasdaq gagnaient 85,75 points (+0,57%) à 15 071,00 points.

En Europe, les résultats étaient au vert. À Londres, le FTSE 100 progressait de 92,57 points (+1,24%) à 7 565,71 points. À Paris, le CAC 40 augmentait de 161,46 points (+2,45%) à 6 750,57 points. À Francfort, le DAX gagnait 278,96 points (+1,93%) à 14 696,33 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a haussé de 308,53 points (+1,10%) à 28 252,42 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a récolté 242,66 points (+1,12%) à 21 927,63 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain descendait de 2,24 $ US (-2,11%) à 103,72 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord diminuait de 2,09 $ US (-1,86%) à 110,39 $ US.

 

Le contexte

Les nouvelles tractations, qui ont débuté à Istanbul pour tenter notamment de résoudre les problèmes humanitaires et décrocher un cessez-le-feu stable, occupent toute la place sur les marchés qui veulent «croire à une percée dans les négociations», indique Alexandre Baradez, analyste chez IG France lors d’un point en ligne.

Une précédente session le 10 mars, au niveau des ministres des Affaires étrangères, n’avait toutefois débouché sur aucune avancée.

L’autre sujet délicat concerne la politique monétaire à l’heure où les banques centrales doivent faire baisser l’inflation sans faire vaciller la croissance alors qu’il faut s’attendre à une dégradation des perspectives économiques.

Témoin de l’inquiétude concernant l’inflation, le moral des ménages français a plongé en mars en France et celui des ménages allemands devrait fortement reculer en avril, pour le deuxième mois consécutif.

«La volatilité pourrait s’accroître plus tard dans l’après-midi avec la publication de la confiance des consommateurs américains», note Pierre Veyret, analyste d’ActiveTrades.

Face au risque de hausses de taux plus importantes qu’escompté de la part de la banque centrale américaine cette année, le marché obligataire s’est fortement tendu, les taux n’ayant cessé de grimper depuis début mars. Lundi, le taux d’intérêt américain à cinq ans est passé pendant quelques heures au-dessus de celui à échéance 30 ans, du jamais-vu depuis 2006.

L’accalmie a été de courte durée dans la nuit de lundi à mardi, le redressement des taux reprenant de plus belle dans la matinée: vers 5h40, heure du Québec, le taux américain à dix ans s’élevait à 2,51% contre 2,47% la veille. 

L’écart entre les taux à deux ans et 10 ans américains continuait de se réduire mardi, une situation anormale qui souligne le risque de l’inflation court terme et ce qu’il génère sur le plan monétaire.

Les prix du pétrole faisaient une pause mardi après leur dégringolade de la veille, toujours suspendus aux pourparlers entre la Russie et l’Ukraine et au confinement de Shanghai qui pèse toujours sur les cours.

Le numéro deux du secteur bancaire helvétique, Crédit Suisse (+1,84%), a indiqué lundi réduire son exposition en Russie et arrêter d’y faire affaire avec de nouveaux clients, précisant que certains de ses employés vont être relocalisés ailleurs. 

Tir groupé à Francfort pour l’automobile, avec Volkswagen qui prenait 2,77% à 155,94 euros, BMW 3,17 à 80,72 euros et Continental 4,97% à 68,84 euros. Les valeurs françaises suivaient aussi: Stellantis gagnant quasiment 5%, Renault 5,73% et Valeo 8,40%.

L’équipementier Plastic Omnium (+6,90% à 16,72 euros) a annoncé mardi être entré en négociations exclusives avec le groupe Actia afin d’acquérir sa branche Power, spécialisée dans les systèmes d’électrification des véhicules, ainsi qu’une entrée au capital du spécialiste des batteries Verkor.

Vers 6h00, l’euro gagnait 0,52% face au dollar américain à 1,1042 $ US.

Le bitcoin refluait de 0,78% à 47 594 $ US.