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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mardi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mardi

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. Les Bourses européennes avançaient avec confiance mardi, rattrapant la performance de Wall Street de la veille, tandis que la place new-yorkaise s’annonçait moins vigoureuse. 

La Bourse de New York s’orientait vers une ouverture sans tendance marquée.

 

Les indices boursiers à 8h28

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones perdaient 8,00 points (-0,02%) à 34 989,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 gagnaient 1,25 point (+0,03%) à 4 505,50 points. Les contrats à terme du Nasdaq haussaient de 43,75 points (+0,29%) à 14 948,75 points.

En Europe, les résultats étaient à la hausse. À Londres, le FTSE 100 récoltait 80,01 points (+1,07%) à 7 544,38 points. À Paris, le CAC 40 affichait une hausse de 91,68 points (+1,31%) à 7 090,88 points. À Francfort, le DAX affichait une hausse de 192,21 points (+1,24%) à 15 663,41 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a terminé en hausse de 76,50 points (+0,28%) à 27 078,48 points. De son côté, la bourse de Hong Kong était fermée pour le Nouvel An lunaire.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain lâchait 0,76 $ US (-0,86%) à 87,39 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord avançait de 0,03 $ US (+0,03%) à 91,24 $ US.

 

Le contexte

Après un mois de janvier bien compliqué pour les marchés, perturbés par le durcissement monétaire à venir de la Réserve fédérale, les spéculations vont encore bon train sur le nombre potentiel de hausses de taux directeurs de la Fed en 2022.

Le marché s’attend désormais à au minimum trois hausses au cours de l’année et certains analystes tablent jusqu’à sept relèvements.

«Le sentiment général est qu’il y aura plus de hausses de taux, et non moins» et que la Fed pourrait encore durcir le ton, estime Neil Wilson, analyste de Markets.com.

«Les marchés ne pensent pas nécessairement que tout cela est mauvais, car l’inflation est une menace sérieuse pour les bénéfices» des entreprises, nuance M. Wilson. 

Néanmoins certains banquiers centraux ont tenté de rassurer les marchés en réaffirmant leur intention de ne pas semer la panique avec des mesures trop sévères.

Le patron de la Fed d’Atlanta, Raphael Bostic, a déclaré qu’il n’était pas favorable à une hausse d’un demi-point de pourcentage le mois prochain, après avoir déclaré au Financial Times ce week-end que ses collègues ne l’avaient pas exclue.

Sur le marché obligataire, les taux se détendaient légèrement après leur montée de lundi, avant les réunions des banques centrales européenne (BCE) et britannique (BoE), prévues jeudi.

La BCE devrait maintenir sa politique monétaire inchangée et s’abstenir pour l’instant d’ouvrir la voie à un relèvement des taux directeurs. 

Mais la BoE pourrait agir plus rapidement et décider de remonter à nouveau son taux directeur pour contrecarrer une inflation qui dépasse ses prévisions.

Les prix du pétrole marquaient une pause mardi à la veille de la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses partenaires (OPEP+).

Beaucoup d’analystes s’attendent à ce que le groupe s’en tienne au calendrier qui prévoit une série de hausses mensuelles de la production de 400 000 barils par jour.

ExxonMobil (XOM) a dégagé un bénéfice net annuel de 23 milliards de dollars américains, porté par la hausse des prix du pétrole en 2021. Son action prenait 1,47% dans les échanges électroniques d’avant-séance.

Les actions du secteur minier restent soutenues par le contexte global de forte demande de matières premières. À Londres, Anglo American (AAl.L) montait de 3,35% et Glencore (GLEN.L) de 2,72%.

Le géant minier australien Rio Tinto (RIO) prenait 1,81% à 5 274 pence, malgré la publication d’un rapport interne qui révèle que les agressions sexuelles, le harcèlement et la discrimination raciale sont monnaie courante «dans toute l’entreprise».

À Paris, ArcelorMittal (MT) gagnait 4,52%.

Le numéro un du secteur bancaire helvétique UBS a publié mardi un bénéfice net en hausse de 13,7% pour 2021, freiné par ses provisions pour le litige avec la France. La banque, qui a dévoilé des résultats bien meilleurs qu’attendu pour le dernier trimestre, prenait 7,13%. 

L’euro montait de 0,26% par rapport au billet vert, à 1,126 4 $ US, vers 7h50, heure du Québec. La livre britannique était stable à 83,52 pence face à l’euro après un plus haut depuis février 2020, à 83,60 pence, atteints plus tôt. La livre est galvanisée par la perspective d’une nouvelle hausse des taux de la Banque d’Angleterre jeudi. 

Le bitcoin grappillait 0,56% à 38 650 $ US.