Logo - Les Affaires
Logo - Les Affaires

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mardi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture mardi

(Photo: Getty Images)

Les places boursières mondiales modéraient leurs ardeurs mardi matin au lendemain d’un regain d’optimisme ayant porté certains indices à de nouveaux sommets, partagées entre la perspective stimulante d’une forte relance américaine et les craintes inflationnistes associées. 

À Wall Street, vers 7h15, les contrats à terme sur le S&P 500 gagnaient 43 points, ou 1,13%, à 3 862 points. Ceux du Dow Jones augmentaient de 178 points, ou de 0,56%, à 31 954 points et ceux du Nasdaq rebondissaient de 305 points, ou de 2,49%, à 12 603 points.

En Europe, les marchés progressaient à mi-séance. À Londres, le FTSE 100 gagnait 49 points, ou 0,74%, à 6 768 points. À Paris, le CAC 40 augmentait de 22 points, ou de 0,37%, à 5 924 points. À Francfort, le DAX prenait 54 points, ou 0,37%, à 14 436 points.

L’Asie, restée à l’écart de l’euphorie de la veille, a en partie rattrapé le train en marche: après trois séances dans le rouge à la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a repris 0,99% et l’indice élargi Topix 1,27%.

De son côté, la Bourse de Hong Kong a gagné 0,81% au lendemain d’importantes pertes. En Chine continentale, la Bourse de Shanghai a en revanche chuté de 1,82%.

 

Le contexte

La perspective d’une relance très forte aux États-Unis, où la Chambre des représentants doit donner mardi son approbation finale à un plan d’aide de 1 900 milliards de dollars, a profité ces derniers jours en Bourse aux secteurs plus traditionnels – voyagistes, industrie, automobile –, pour beaucoup malmenés par la crise.

Dans le même temps, les craintes d’une hausse de l’inflation à la faveur de cette reprise, matérialisées dans la forte progression des rendements obligataires ces dernières semaines, fait pâlir l’attrait des valeurs technologiques, dont la valorisation est très dépendante d’un environnement de taux bas.

C’est particulièrement le cas aux États-Unis, où l’indice Nasdaq est entré lundi dans une zone de correction boursière.

Vendredi, le taux américain à dix ans, très surveillé, est monté jusqu’à 1,62%, au plus haut depuis février 2020. Ce mardi, il évoluait en baisse, autour de 1,54%.

«La thématique du retour de l’inflation va rester centrale cette semaine encore. Après une pause, les anticipations d’inflation remontent aux États-Unis, avec des taux réels qui sont poussés à la hausse par des perspectives de croissance très forte», juge Christopher Dembik, directeur associé chez Berenberg.

 

Du côté du pétrole

Vers 7h15, le prix du baril américain de WTI augmentait de 1,08%, à 65,75 $US, et celui du baril de Brent de la mer du Nord gagnait 1,29%, à 69,12 $US.