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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

(Photo: La Presse Canadienne)

REVUES DES MARCHÉS. Les marchés mondiaux reculaient nettement lundi, inquiets de possibles nouvelles hausses de taux et des tensions géopolitiques entre Chine et États-Unis.

 

Les indices boursiers à 08h00

Les contrats à terme du Dow Jones lâchaient 163,00 points (-0,48%) à 33 799,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 retraitaient de 26,75 points (-0,64%) à 4 121,00 points. Les contrats à terme du Nasdaq baissaient de 105,25 points (-0,83%) à 12 518,75 points.

À Londres, le FTSE 100 affichait un recul de 50,31 points (-0,64%) à 7 851,49 points. À Paris, le CAC 40 retraitait de 90,98 points (-1,26%) à 7 142,96 points. À Francfort, le DAX baissait de 122,54 points (-0,79%) à 15 353,89 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a haussé de 184,19 points (+0,67%) à 27 693,65 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a perdu 438,31 points (-2,02%) à 21 222,16 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain progressait de 0,53 $US (+0,72%) à 73,92 $US. Le baril de Brent de la mer du Nord haussait de 0,81 $US (+1,01%) à 80,75 $US.

 

 

Le contexte 

Wall Street s’annonçait en repli de 0,5% à 1% selon les contrats à terme des trois principaux indices.

En Asie, les indices chinois ont reculé de 2,02% à Hong Kong et de 0,76% à Shanghai. La Bourse de Tokyo a progressé de 0,67% grâce au recul du yen.

«Les acteurs du marché étaient très nerveux aussi à cause des effets géopolitiques du ballon chinois sur la côte américaine», note Andreas Lipkow, analyste indépendant.

Après que les États-Unis ont abattu samedi le ballon chinois qui survolait leur sol depuis plusieurs jours, le gouvernement chinois a estimé que les États-Unis avaient «gravement affecté et endommagé» les relations entre les deux pays et le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a reporté sa visite à Pékin.

«Cela remet en cause la dynamique d’accalmie des tensions entre les deux grandes puissances qui avait commencé avec l’entrevue entre (les deux présidents) Xi et Biden mi-novembre», explique Xavier Chapard, de l’équipe de recherche et stratégie de La Banque Postale AM.

Par ailleurs, les investisseurs vont continuer de jauger l’action des banques centrales et d’anticiper l’évolution des taux d’intérêt cette année. 

De nombreuses prises de paroles de banquiers centraux américains et européens sont au programme de la semaine, notamment Jerome Powell, le patron de la Réserve fédérale américaine (Fed), mardi et Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), mercredi.

Des gouverneurs de la BCE ont réaffirmé à plusieurs occasions, depuis la réunion de l’institution de la semaine dernière, leur détermination à poursuivre les hausses de taux tant que l’inflation ne se rapprochera pas de l’objectif de 2%.

La semaine passée, les annonces de la Fed et de la BCE ont satisfait les investisseurs, mais des chiffres sur l’emploi américain plus élevés qu’attendu ont poussé les marchés dans le rouge.

Pour Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank, ces données solides sur l’emploi peuvent être «une mauvaise nouvelle, parce que le marché du travail tendu continue de stimuler l’inflation, ou une bonne nouvelle, parce que l’inflation reste sur une trajectoire de décélération malgré la solidité du marché de l’emploi».

Lundi, les taux d’emprunt des États reculaient encore, celui de la dette allemande à 10 ans revenait à son niveau de mercredi, avant les annonces des banques centrales, à 2,29% contre 2,19% à la clôture de vendredi.

Les craintes géopolitiques liées à la crise diplomatique entre la Chine et les États-Unis pénalisaient les valeurs du luxe, très exposées à la Chine, et du tourisme.

Les compagnies aériennes Lufthansa (-1,34%) et Easyjet (-1,35%) reculaient, tout comme le croisiériste Carnival (-3,80%) ou le groupe hôtelier InterContinental (-1,04%).

Dans le luxe, LVMH cédait 2,03%, Kering 3,12%, Moncler 3,95% et Richemont 2,57%.

La hausse des taux d’intérêt pesait de plus sur la valorisation des entreprises du secteur du luxe, tout comme sur celui de la technologie. 

STMicroelectronics se repliait de 2,83%, Infieon de 2,46% et Zalando de 5,05%.

Le yen perdait du terrain, pénalisé par l’idée que le prochain dirigeant de la Banque du Japon (BoJ) pourrait poursuivre une politique monétaire très souple, après des informations du quotidien économique Nikkei.

Il reculait de 0,66% face au billet vert à 132,06 yens pour un dollar.

L’euro cédait 0,22% à 1,0771 dollars pour un euro.