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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

(Photo: Getty Images)

REVUES DES MARCHÉS. Les Bourses mondiales continuaient de se parer de vert lundi, après leur bond de vendredi initié par les signes de baisse des pressions inflationnistes et de remède un peu plus doux des banques centrales. 

Après une première semaine de l’année en fanfare, les places financières du continent montaient légèrement: vers 7h40, Paris prenait du terrain après sa meilleure semaine depuis plus de deux ans, Londres reculait après avoir clôturé à son plus haut depuis trois ans vendredi. Ailleurs, Francfort et Milan gagnaient du terrain.

Wall Street semblait prendre la même voie selon les contrats à terme pour les trois principaux indices. 

En Asie, Hong Kong et Shanghai ont progressé, les indices du continent étant portés par la réouverture économique de la Chine. La Bourse de Tokyo est quant à elle restée fermée.  

 

Les indices boursiers à 08h30

Les contrats à terme du Dow Jones haussaient de 91,00 points (+0,27%) à 33 863,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 haussaient de 14,75 points (+0,38%) à 3 930,25 points. Les contrats à terme du Nasdaq affichaient une hausse de 50,50 points (+0,45%) à 11 164,00 points.

À Londres, le FTSE 100 lâchait 1,64 point (-0,02%) à 7 697,85 points. À Paris, le CAC 40 montait de 21,66 points (+0,32%) à 6 882,61 points. À Francfort, le DAX haussait de 94,40 points (+0,65%) à 14 704,42 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo est resté fermé. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a haussé de 396,70 points (+1,89%) à 21 388,34 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain montait de 2,34 $ US (+3,17%) à 76,11 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord avançait de 2,31 $ US (+2,94%) à 80,88 $ US.

 

Le contexte

Les investisseurs ont été satisfaits du rapport sur l’emploi américain, notamment du ralentissement de la hausse du salaire horaire moyen, qui a un fort impact sur l’évolution de l’inflation. 

D’autant plus que ce ralentissement s’est fait malgré une tension persistante pour le marché du travail, avec de nombreuses créations d’emplois et un taux de chômage faible. 

«Un atterrissage en douceur» de l’économie malgré la fin de la politique monétaire accommodante de la Réserve fédérale américaine (Fed) et «une détente de l’inflation sans trop de douleur sur le marché de l’emploi»: «c’est le jackpot pour la Fed», explique Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank. 

Les investisseurs auront de nouveaux éléments à se mettre sous la dent durant la semaine, avec une prise de parole du président de la Fed Jerome Powell mardi et les chiffres de l’inflation aux États-Unis (indicateur CPI) pour décembre jeudi.

Mais la semaine passée, «les discours des responsables de la Fed « n’ont eu aucun effet sur les marchés », même s’ils « prônaient la poursuite de la hausse des taux, pendant plus longtemps que prévu initialement »», relate Vincent Boy, analyste d’IG France. 

Sur le marché obligataire, les taux montaient un peu en Europe comme aux États-Unis après leur chute de vendredi. 

Le laboratoire AstraZeneca (-1,17% à Londres) va racheter la société de biotechnologies américaine CinCor Pharma, spécialisée dans le développement de nouveaux traitements contre l’hypertension ou les maladies rénales chroniques, pour 1,8 milliard de dollars américains.

En France, Ipsen (-0,29%), troisième laboratoire du pays, va racheter la biotech américaine Albireo, spécialisée dans les maladies du foie, pour un montant de 952 M$ US, a-t-il annoncé dans un communiqué lundi.

Dans le même secteur, Sanofi reculait de 1,40%. 

Des ONG veulent qu’un juge contraigne la multinationale française des yaourts et bouteilles d’eau Danone (-1,61% en Bourse) à s’affranchir de sa dépendance au plastique qui échoue souvent dans la nature, dans une assignation consultée lundi par l’AFP.

Les organisations lancent en France cette procédure sur la base d’une loi de 2017 sur le «devoir de vigilance», qui oblige les grandes entreprises françaises à s’assurer du respect des droits de la personne fondamentaux et de l’environnement jusque chez leurs fournisseurs du monde entier.

Les prix du pétrole démarraient la semaine sur les chapeaux de roues, profitant de l’optimisme des investisseurs suscité par la fin de la quarantaine pour les voyageurs étrangers en Chine et l’ouverture des frontières avec Hong Kong.

Le gaz naturel européen remontait de 2,11% à 71,00 euros le mégawattheure, après une chute de 50% de son prix les dernières semaines. 

L’euro progressait de 0,44% par rapport au dollar, à 1,0691 $ US vers 7h45. Le Dollar index, qui compare le billet vert à un panier d’autres grandes devises, s’approchait de son plus bas depuis juin, qui avait déjà été atteint fin décembre.

Le bitcoin montait de 1,66% à 17 240 $ US, au plus haut depuis la mi-décembre.