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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

(Photo: Getty Images)

REVUES DES MARCHÉS. Les marchés mondiaux étaient en déclin lundi matin, alors que les investisseurs se préparaient à de nouvelles hausses des taux d’intérêt pour combattre l’inflation.

Le DAX allemand et le CAC 40 français perdaient du terrain. La bourse de Londres était fermée pour les funérailles de la reine Élisabeth II.

À New York, avant l’ouverture des marchés, Wall Street était en baisse.

En Asie, la bourse de Shanghaï a cédé 0,4% et le Hang Seng 1% à Hong Kong. Sydney a reculé de 0,3% et Séoul de 1,1%.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole perdait 1,50 $ US à 83,61 $ US le baril.

 

Les indices boursiers à 07h45

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones cédaient 257,00 points (-0,83%) à 30 665,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 baissaient de 34,00 points (-0,87%) à 3 856,00 points. Les contrats à terme du Nasdaq cédaient 114,25 points (-0,96%) à 11 819,25 points.

À Londres, le marché était fermé. À Paris, le CAC 40 cédait 71,33 points (-1,17%) à 6 005,97 points. À Francfort, le DAX affichait un recul de 75,66 points (-0,59%) à 12 665,60 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a reculé de 308,25 points (-1,11%) à 27 567,65 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a perdu 195,72 points (-1,04%) à 18 565,97 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain cédait 2,44 $US (-2,87%) à 82,67 $US. Le baril de Brent de la mer du Nord descendait de 2,38 $US (-2,61%) à 88,97 $US.

 

Le contexte

L’événement principal de la semaine doit être l’annonce, mercredi, de la décision du comité de politique monétaire de la Fed, la banque centrale des États-Unis, à l’issue d’une réunion de deux jours. 

«Les marchés devraient rester sous pression en début de semaine, puis lors du jour de la Fed, les investisseurs pourraient tenter de faire rebondir les marchés», observe Vincent Boy, analyste d’IG France.

Le rebond sera plus probable si la Fed décide de ne pas écouter les voix en faveur d’une hausse exceptionnelle de ses taux de 100 points de base. Pour ces partisans de la manière forte, la Fed doit agir résolument pour faire refluer l’inflation encore très élevée aux États-Unis (8,3% en août). 

La plupart des opérateurs de marché tablent néanmoins sur un relèvement de 75 points de base du taux directeur de la Fed, ce qui serait la troisième hausse consécutive de cette ampleur opérée par l’institution.

«En agissant vite et fort, son objectif est clair: peser sur la demande et l’emploi, pour casser la spirale prix/salaires, afin de mettre l’inflation sur une trajectoire compatible avec son objectif de stabilité des prix de +2%», rappelle Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires d’Allianz Global Investors.

Le président de la Fed, Jerome Powell, a déjà affirmé à plusieurs reprises que la lutte contre l’inflation est sa priorité, quitte à faire basculer l’économie américaine en récession. 

La banque centrale allemande a estimé lundi que les «signes de récession se multiplient» pour l’économie allemande sur fond de flambée de la facture énergétique pour les entreprises.

Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt de la dette américaine à court terme est plus élevé que celui à long terme, un signe jugé annonciateur d’une récession économique. Le rendement à deux ans, très sensible à la politique monétaire américaine, s’approchait des 4% (3,93% vers 12h10 GMT), un plus haut depuis 2007.

Signe de l’aversion au risque des investisseurs, le bitcoin plongeait de 4,91% à 18 755 $US, un plus bas depuis le 19 juin.

La vigueur attendue de l’action de la Fed continuait de soutenir le dollar face aux autres monnaies. Le billet vert prenait 0,25% face à l’euro (à 1,0008 euros pour un dollar US), 0,34% face à la livre sterling (à 0,878 6 livre pour un dollar US) et 0,45% face au yen (à 143,57 yens pour un dollar US), vers 12h10 GMT.

 

Porsche devrait rapporter gros

Le constructeur automobile allemand Volkswagen prévoit d’introduire en Bourse le 29 septembre sa filiale Porsche et vise une valorisation comprise entre 70 milliards et 75 milliards d’euros, ce qui en ferait une des plus importantes cotations en Europe ces dernières années. Après un début de séance positif, le titre de Volkswagen perdait 0,67%, tandis que celui de la holding Porsche SE, qui détient majoritairement Volkswagen, prenait 2,42% à Francfort.