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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

(Photo: Getty Images)

REVUES DES MARCHÉS. Les Bourses européennes et asiatiques progressaient lundi, profitant de rachats à bon compte après un premier semestre catastrophique, tandis que les taux d’intérêt remontaient fortement, un nouvel épisode de la volatilité du marché obligataire.

Les places financières européennes évoluaient en hausse.

Le tout s’effectuait dans des volumes d’échanges réduits, en raison de l’absence des investisseurs américains. Wall Street est en effet fermée lundi, jour férié en raison de la fête nationale américaine. Vendredi, les trois principaux indices avaient pris environ 1%.

 

Les indices boursiers à 07h30

Aux États-Unis, la Bourse était fermée.

À Londres, le FTSE 100 progressait de 83,04 points (+1,16%) à 7 251,69 points. À Paris, le CAC 40 progressait de 62,95 points (+1,06%) à 5 994,01 points. À Francfort, le DAX haussait de 50,39 points (+0,39%) à 12 863,42 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a gagné 218,19 points (+0,84%) à 26 153,81 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a reculé de 29,44 points (-0,13%) à 21 830,35 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain avançait de 0,43 $ US (+0,40%) à 108,86 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord haussait de 0,66 $ US (+0,59%) à 112,29 $ US.

 

Le contexte

«La situation générale du marché reste inchangée, le ralentissement de l’industrie mondiale amenant les investisseurs à réexaminer leur point de vue» en tablant sur une récession dans plusieurs zones économiques, mais aussi à un ralentissement de l’inflation, selon Stephen Innes, gérant de Spi AM.

D’autant plus que «le prix des matières premières diminue, notamment le fer», note-t-il.

Les investisseurs espèrent que le ralentissement de l’activité économique et celui de l’inflation permettent aux banques centrales de moins se concentrer sur la lutte contre la hausse des prix pour adoucir le durcissement de leur politique monétaire en cours.

Le changement de politique a contribué à l’un des pires semestres de l’histoire des marchés, avec des reculs de 17% à Paris, et plus de 20% parfois à Wall Street.

En mai, les prix à la production en zone euro ont augmenté de 36,3% sur un an, une légère baisse par rapport à avril (37,2%).

Sur le marché obligataire, les taux d’intérêt pour les emprunts des États restaient volatils. Après leur nette décrue en fin de semaine dernière, ils repartaient à la hausse en Europe, notamment en Italie (+13 points de base à 3,20%) et en France (+10 points de base à 1,89%) pour l’échéance à 10 ans qui fait office de référence, vers 7h00, heure du Québec.

La crainte de la récession faisait souffrir en Bourse les entreprises qui sont le plus dépendantes des cycles économiques. C’est le cas de la consommation, avec UnibailRodamcoWestfield qui perdait 2,37%, JD Sports 2,55% ou encore des banques comme Sabadell à Madrid qui reculait de 2,63% et Banco BPM à Milan de 1,77%.

Les entreprises dans le secteur du pétrole guidaient la tendance : TotalEnergies prenait 3,35% à Paris, BP 3,81% à Londres, Galp 2,49% à Lisbonne, Repsol 2,73% à Madrid et Eni 2,81% à Milan. Equinor prenait aussi 3,80%.

Les prix du pétrole étaient stables, dans un contexte d’inquiétude quant au ralentissement de l’économie mondiale, même si les approvisionnements en or noir restent surveillés de près dans un marché tendu.

L’euro prenait 0,38% à 1,0453 dollar américain vers 6h50.

Le bitcoin prenait de 0,18% à 19 450 $ US.