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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. Les marchés évoluaient sur une note prudente lundi, à la mi-journée, en proie à des préoccupations liées à la guerre en Ukraine et à la montée des taux obligataires américains.

Après une première partie de séance indécise, Paris montait, Francfort était stable et Londres grappillait des points. À Wall Street, les contrats à terme sur les principaux indices laissaient entrevoir une ouverture en petite hausse après des gains modestes enregistrés vendredi.

Le marché suit au quotidien les informations sur le volet diplomatique et militaire de la guerre en Ukraine.

 

Les indices boursiers à 8h13

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones progressaient de 14,00 points (+0,04%) à 34 732,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 récoltaient 8,50 points (+0,19%) à 4 547,75 points. Les contrats à terme du Nasdaq progressaient de 59,25 points (+0,40%) à 14 923,00 points.

En Europe, à Londres, le FTSE 100 avançait de 5,62 points (+0,07%) à 7 543,52 points. À Paris, le CAC 40 progressait de 11,05 points (+0,17%) à 6 695,36 points. À Francfort, le DAX haussait de 6,09 points (+0,04%) à 14 452,57 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a gagné 70,49 points (+0,25%) à 27 736,47 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a monté de 462,76 points (+2,10%) à 22 502,31 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain avançait de 1,28 $ US (+1,29%) à 100,55 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord augmentait de 1,14 $ US (+1,09%) à 105,53 $ US.

 

Le contexte

L’Union européenne discute en «urgence» de nouvelles sanctions contre Moscou, réclamées notamment par la France et l’Allemagne, après la découverte d’un grand nombre de corps de civils dans la région de Kyiv. Moscou a rejeté les accusations en bloc, fustigeant une «provocation» visant à «discréditer» les forces russes en Ukraine.

«Cette situation pèse sur l’appétit pour les actifs plus risqués comme les actions et souligne l’état actuel d’incertitude et de volatilité de ces marchés», observe Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

Par ailleurs, la victoire du parti du dirigeant souverainiste hongrois Viktor Orban à l’issue de législatives dimanche «ajoute une bonne dose d’incertitude à l’unité de l’Union européenne concernant la Russie à un moment critique», estime Jeffrey Halley, analyste chez Oanda.

M. Orban a reçu lundi les félicitations du président russe Vladimir Poutine, lequel a exprimé l’espoir d’un renforcement des liens bilatéraux et a salué également le «partenariat stratégique» entre Belgrade et Moscou, après que son homologue serbe Aleksandar Vucic a revendiqué une victoire écrasante à la présidentielle.

Sur le marché obligataire, les taux des emprunts d’État américains à 2 ans restaient installés au-dessus de ceux à 10 ans, une anomalie qui signifie que les investisseurs craignent que l’ampleur du potentiel resserrement monétaire à venir n’entraîne un fort ralentissement de l’économie, voire une récession. Dans la matinée, le taux à 2 ans a même atteint le même niveau que celui à 30 ans alors que normalement, les rendements à court terme sont plus bas que ceux d’échéance longue, qui traduisent des degrés de risques plus élevés.

Plusieurs membres de la Fed s’exprimeront cette semaine et les investisseurs attendent une indication concernant la force de la prochaine hausse de taux mercredi à l’occasion de la publication du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de l’institution.

Les prix du pétrole faisaient du yo-yo, pris entre de possibles nouvelles sanctions occidentales contre la Russie et le recours aux réserves stratégiques d’or noir.

L’euro s’effritait de 0,36% à 1,1003 dollars américains en l’absence d’éléments positifs en Europe de l’Est.

Twitter voyait son action décoller de près de 23% lundi dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de Wall Street, après une importante prise de participation du patron de Tesla, Elon Musk, dans le réseau social.

L’action de EasyJet perdait 1,41% après que la compagnie britannique a annulé plus de 200 vols depuis ce week-end, tandis que 60 de plus étaient annulés pour la journée de lundi, en grande partie à cause d’employés malades de la COVID-19.

Telecom Italia (-4,22% à Milan) a annoncé samedi avoir signé avec la Caisse des dépôts italienne (CDP) un «accord de confidentialité» pour entamer des «discussions préliminaires» concernant l’éventuelle fusion de son réseau avec celui d’Open Fiber, dans lequel la banque publique détient une part de 60%.

Delivery Hero (+9,71%) a annoncé lundi avoir contracté plus de 1,4 milliard d’euros de facilités de crédits afin de «renforcer les liquidités de la société à long terme», une opération qui rassure les investisseurs, tout comme l’affirmation du groupe selon laquelle il fera un premier bénéfice d’exploitation «dès 2023».