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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. La détente des prix du pétrole et la reprise des pourparlers entre responsables russes et ukrainiens soutenaient lundi les Bourses occidentales à la veille d’une réunion de la banque centrale américaine qui s’apprête à remonter ses taux pour combattre l’inflation.

Les places européennes amplifiaient leur rebond entamé vendredi. À Wall Street, les contrats à terme sur les principaux indices annonçaient un sursaut à l’ouverture.

 

Les indices boursiers à 7h42

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones progressaient de 279,00 points (+0,85%) à 33 204,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 montaient de 22,75 points (+0,54%) à 4 224,25 points. Les contrats à terme du Nasdaq frôlaient l’équilibre à 13 291,50 points.

En Europe, les résultats étaient au vert. À Londres, le FTSE 100 récoltait 14,85 points (+0,21%) à 7 170,49 points. À Paris, le CAC 40 gagnait 95,14 points (+1,52%) à 6 355,39 points. À Francfort, le DAX haussait de 350,02 points (+2,57%) à 13 978,13 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a gagné 145,07 points (+0,58%) à 25 307,85 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a perdu 1 022,13 points (-4,97%) à 19 531,66 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain retraitait de 6,02 $ US (-5,51%) à 103,31 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord retraitait de 5,17 $ US (-4,59%) à 107,50 $ US.

 

Le contexte

«Les investisseurs parient sur une amélioration du contexte géopolitique au début d’un nouveau cycle de négociations diplomatiques», mais «la volatilité des marchés n’est peut-être pas terminée», a souligné Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

Une nouvelle session de pourparlers entre responsables russes et ukrainiens a débuté lundi, sous des auspices plus positifs que les précédentes rencontres, même si le conflit s’est étendu ces derniers jours à l’ouest de l’Ukraine, aux portes de pays membres de l’OTAN.

L’Ukraine a affirmé lundi qu’elle exigerait une trêve immédiate et le retrait des forces russes.

Toujours côté diplomatie, de hauts responsables américains et chinois doivent se rencontrer lundi à Rome, selon la Maison-Blanche qui s’inquiète d’une possible assistance de Pékin à Moscou.

Les prix du pétrole baissaient fortement lundi, entraînés par de potentiels progrès dans les négociations entre l’Ukraine et la Russie, mais également par le confinement de Shenzhen, centre technologique du sud de la Chine.

Malgré un contexte d’incertitudes élevées quant aux conséquences économiques de l’invasion russe de l’Ukraine, la banque centrale américaine (Fed) s’apprête à retrousser ses manches pour combattre l’inflation. Une hausse de ses taux directeurs de 0,25 point de pourcentage est attendue à l’issue de sa réunion de mardi et mercredi.

Signe que le marché se prépare à ce premier relèvement, les rendements se tendaient significativement sur le marché de la dette souveraine, où le taux des emprunts d’État américains à deux ans (1,82%) se rapprochait de celui à 10 ans (2,08%).

«La déclaration de la banque centrale et les commentaires du président de la Fed mercredi donneront aux marchés des indications sur la façon dont les responsables de la banque centrale perçoivent la crise ukrainienne et dans quelle mesure cela pourrait affecter leurs perspectives et la trajectoire des taux d’intérêt», écrit Eric Lafrenière, gérant actions américaines chez Richelieu Gestion.

«L’attention du marché se tournera aussi vers la probabilité d’un défaut de paiement de la Russie dont l’économie est frappée par des sanctions» prises par l’Occident, note Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Le ministère russe des Finances a estimé lundi que les sanctions visaient à provoquer un défaut de paiement «artificiel» de la Russie.

Le géant taïwanais de l’électronique Foxconn (2354.TW), principal fournisseur d’Apple (AAPL) (-0,50% dans les échanges d’avant-séance), a annoncé qu’il suspendait ses activités dans le pôle technologique chinois de Shenzhen, confiné par le gouvernement.

Le géant allemand de l’automobile Volkswagen (VOW3.DE, +6,19% à 152,60 euros) a annoncé vendredi soir un résultat 2021 en forte hausse, défiant la baisse des ventes due à la pénurie de puces, et s’attend en 2022 à une rentabilité stable sous réserve de l’impact économique incertain de la guerre en Ukraine. Sa filiale, Porsche (PAH3.DE), grimpait également de plus de 6%.

Kering (KER.PA) acquiert les lunettes de soleil Maui JimKering (+2,17% à 569,20 euros) a acquis le lunetier américain Maui Jim, qui viendra enrichir le portefeuille de marques de Kering Eyewear, l’entité dédiée à l’activité lunettes de ses griffes, créée en 2014.

Vers 7h00 GMT, l’euro se négociait à 1,0962 dollar américain, en hausse de 0,33% par rapport à la clôture de vendredi.

Le bitcoin s’échangeait à 38 999 $ US, en hausse de 0,80%.