Logo - Les Affaires
Logo - Les Affaires

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. Les marchés boursiers mondiaux chutaient lourdement lundi, gagnés par l’angoisse d’une possible invasion imminente de l’Ukraine par la Russie.

L’Europe accusait sévèrement le coup à la mi-séance. En Russie, l’indice RTS plongeait de 4,39%. Les marchés asiatiques avaient déjà donné le ton plus tôt.

Dès vendredi, les inquiétudes géopolitiques des investisseurs avaient fait basculer Wall Street nettement dans le rouge: le Dow Jones avait perdu 1,43%, le Nasdaq 2,78% et l’indice élargi S&P 500, 1,90%. Un peu avant l’ouverture new-yorkaise, les contrats à terme sur ces trois indices laissaient présager une poursuite de la baisse.

 

Les indices boursiers à 8h03

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones descendaient de 23,00 points (-0,07%) à 34 604,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 lâchaient 4,00 points (-0,09%) à 4 405,50 points. Les contrats à terme du Nasdaq retraitaient de 22,00 points (-0,15%) à 14 218,50 points.

En Europe, les résultats plongeaient. À Londres, le FTSE 100 cédait de 86,26 points (-1,13%) à 7 574,76 points. À Paris, le CAC 40 perdait 138,80 points (-1,98%) à 6 872,80 points. À Francfort, le DAX affichait un recul de 290,86 points (-1,89%) à 15 134,26 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a flanché de 616,49 points (-2,23%) à 27 079,59 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a reculé de 350,09 points (-1,41%) à 24 556,57 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain diminuait de 0,66 $ US (-0,71%) à 92,44 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord affichait un recul de 0,64 $ US (-0,68%) à 93,80 $ US.

 

 

Le contexte

Washington a réaffirmé dimanche que les Russes pouvaient attaquer l’Ukraine «à tout moment» et de nouveaux efforts diplomatiques intenses ce week-end entre les dirigeants occidentaux et le Kremlin n’ont pas fait baisser la tension.

«Le marché intègre le danger d’une guerre dans les cours», observe Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets. «Même si l’espoir d’une avancée diplomatique de dernière minute dans le dossier ukrainien reste important sur les marchés, beaucoup d’investisseurs sont forcés de se séparer d’actions en raison de la hausse des risques géopolitiques». 

La peur d’un conflit armé pousse au contraire les investisseurs à se réfugier vers des actifs perçus comme plus sûrs, comme les emprunts d’État ; le rendement à 10 ans de l’Allemagne, qui fait référence en Europe, tombait ainsi à 0,20%, contre 0,30% à la clôture vendredi. 

Elle a aussi fait s’enflammer les cours du pétrole, au plus haut depuis sept ans. «Le cours du pétrole est ainsi très surveillé et pourrait atteindre le seuil des 100 dollars américains à court terme et peser un peu plus sur la hausse de l’inflation», estime Vincent Boy, analyste du courtier IG France.

Les tensions autour de l’Ukraine sont à leur comble, avec 130 000 militaires russes massés à la frontière ukrainienne qui mènent des manœuvres tous azimuts. Le chancelier allemand Olaf Scholz est attendu lundi à Kiev pour poursuivre les efforts diplomatiques en vue de désamorcer la menace d’invasion russe de l’Ukraine.

Toutes les valeurs étaient touchées par ce mouvement, mais les bancaires encore plus. À Paris Société Générale (GLE.PA), particulièrement présente en Russie, chutait de 6,85% à 33,51 euros, BNP Paribas (BNP.PA) de 5,75% à 61,17 euros. À Francfort, Deutsche Bank (DBK.DE) plongeait de 4,79% à 13,71 euros, et Unicredit (UCG.MI) de 5,58% à 14,81 euros.

Les valeurs automobiles subissaient aussi de lourdes pertes, à l’image de tout le secteur industriel, sensible aux variations de l’activité économique. 

Renault (RNO.PA) chutait de 5,79% à 33,86 euros à Paris, BMW (BMW.DE) de 4,60% à 90,92 euros et Volkswagen (VOW3.DE) de 4,58% à 180,00 euros à Francfort. 

Les compagnies aériennes, comme AirFranceKLM (AF.PA, -5,08% à 4,16 euros) ou le géant du tourisme TUI (TUI.L, -6,39% à 268,00 pence) à Londres, étaient aussi fortement touchées.

Le groupe suisse de chimie Clariant (CLM.SW) a repoussé la publication de ses résultats annuels suite à une enquête interne concernant des provisions soupçonnées d’avoir été «incorrectement» comptabilisées. Le titre plongeait de 17,18% à 16,56 francs suisses, dans un marché en baisse de 1,98%.

Les cours du pétrole restaient très hauts après leur envolée de plus de 3% vendredi.

L’euro cédait 0,38% face au billet vert, à 1,130 7 $US.

Le bitcoin baissait de 0,26% à 42 118 $US.