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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture lundi

(Photo: Getty Images)

Les marchés mondiaux étaient tiraillés entre l’accélération de la croissance aux États-Unis grâce à l’adoption du plan de relance massif de 1 900 milliards de dollars américains et les craintes de la montée de l’inflation provoquée celui-ci. 

À Wall Street, vers 7h15, les contrats à terme sur le S&P 500 perdaient 20 points, ou 0,53%, à 3 820 points. Ceux du Dow Jones demeuraient stables (+0,02%), à 31 467 points et ceux du Nasdaq diminuaient de 176 points, ou de 1,4%, à 12 477 points.

En Europe, les marchés étaient mitigés à mi-séance. À Londres, le FTSE 100 gagnait 24 points, ou 0,36%, à 6 656 points. À Paris, le CAC 40 reculait de 48 points, ou de 0,82%, à 5 782 points. À Francfort, le DAX grimpait de 183 points, ou de 1,32%, à 14 104 points.

En Asie, les marchés ont pour la plupart terminé la séance dans le rouge. À Tokyo, le Nikkei a diminué de 0,42%, le Hang Seng de Hong Kong a cédé 1,9% et l’indice composite de Shanghai a chuté de 2,3%.

 

Le contexte

Les marchés s’attendent à une forte accélération de la croissance au 2e semestre, particulièrement aux États-Unis, où le président Joe Biden est enfin parvenu à faire voter samedi par le Sénat son gigantesque plan de relance 1 900 milliards de dollars.

Mais cela renforce en même temps les inquiétudes liées à l’inflation et aux tensions devenues récurrentes sur le marché obligataire.

Concrètement, les investisseurs craignent qu’avec le redémarrage de l’économie et l’accélération des vaccinations, les banques centrales ne mettent fin plus vite que prévu aux mesures d’assouplissement monétaire qui soutiennent les marchés depuis des mois.

En outre, «la nouvelle montée du prix du pétrole est une autre source de tension pour les taux. Le marché restera attentif à la réaction des banques centrales», indique Sebastian Paris Horvitz, analyste chez LBPAM.

La Banque centrale européenne (BCE) est donc attendue au tournant jeudi, car même s’ils restent à des niveaux très bas, les taux d’intérêt obligataires se sont également tendus en zone euro.

«La sémantique du discours de (la présidente de la BCE) Christine Lagarde sera soigneusement examinée dans l’espoir d’obtenir plus d’indices sur ce que sera la prochaine action de la banque centrale», souligne M. Veyret.

Sur le front sanitaire, certaines restrictions vont être levées lundi en Grande-Bretagne ou en Allemagne, et la Californie s’apprête à en faire autant le mois prochain.

Côtés statistiques, la reprise en Chine se confirme avec une hausse record de ses exportations en janvier-février grâce notamment aux besoins de produits contre la COVID-19.

La production industrielle allemande a en revanche reculé en janvier par rapport à décembre, contrairement aux attentes, et s’est située plus de 4% sous son niveau d’avant pandémie de COVID-19.

La rotation en faveur des secteurs qui devraient le plus profiter du redémarrage de l’économie se poursuivait sur le marché, donnant un avantage aux financières.

 

Du côté du pétrole

Vers 7h15, le prix du baril américain de WTI augmentait de 0,24%, à 66,25 $US, et celui du baril de Brent de la mer du Nord gagnait 0,25%, à 69,53 $US.