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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 15 avril 2024

«Les marchés restent ballotés par des vents contraires.»

La Bourse de New York semble vouloir ouvrir en petite hausse jeudi matin, restant sur ses gardes en dépit des promesses commerciales de Donald Trump, à l’affût des derniers développements politiques aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Du côté des contrats à terme, le Dow Jones Industrial Average, l’indice vedette du parquet new-yorkais, est en hausse de 0,18%, à 27 006 points. Toujours selon les contrats à terme, le Nasdaq, à forte coloration technologique, progresse de 0,07% à 7825,25 points. Le S&P500, quant à lui, prend 0,16% à 2991 points.

Contexte

«Les marchés restent ballotés par des vents contraires et sont confrontés à une infinité de scenarii politiques, tous plus incertains les uns que les autres, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe», a observé Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Les indices américains ont certes bénéficié de propos encourageants affirmant qu’un accord commercial entre les États-Unis et la Chine pourrait être trouvé plus tôt que prévu, «mais la capacité de ce type de déclarations à générer un rebond durable commence à s’estomper», a également souligné Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Les marchés «les ont entendus souvent, pour être finalement déçus», a-t-il ajouté.

La politique restera donc au coeur de la séance, avec des investisseurs à l’affût des développements dans la procédure de destitution, après que Donald Trump a contesté mercredi toute irrégularité dans la foulée de la publication du contenu d’un échange dans lequel il demande à son homologue ukrainien d’enquêter sur son rival Joe Biden.

Au Royaume-Uni, Boris Johnson a mis au défi mercredi l’opposition de voter une motion de défiance, réaffirmant sa volonté de parvenir à un Brexit fin octobre, devant les députés britanniques réunis dans une ambiance surchauffée.

Les investisseurs surveilleront également un discours du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, en ouverture d’une conférence du comité sur les risques systémiques en zone euro, et ce d’autant plus qu’une membre allemande de la direction de l’institution a démissionné mercredi, en pleine fronde interne.

À l’étranger

Les Bourses asiatiques ont fini en ordre dispersé jeudi, les propos de Donald Trump sur le différend commercial avec la Chine ayant rassuré à Tokyo, mais les Bourses chinoises ont été victimes de prises de bénéfices.

Donald Trump a notamment fait miroiter mercredi la conclusion d’un accord commercial avec la Chine «plus tôt qu’on ne le pense». Toutefois, les investisseurs, échaudés à maintes reprises par les changements d’humeur brutaux du président américain, ont certes bien réagi mais restent ultra-méfiants.

Par ailleurs, la première étape d’un accord commercial entre les États-Unis et le Japon a été signée mercredi, à l’issue d’une entrevue entre M. Trump et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à New York.

Portant essentiellement sur l’agriculture et le numérique, cet accord n’a pas tranché la délicate question des exportations automobiles japonaises vers les États-Unis. Mais Washington a écarté sa menace de surtaxer les voitures japonaises, «du moins pour le moment, ce qui offrait un répit», relevait Makoto Sengoku, analyste des marchés au sein de l’institut de recherche Tokai Tokyo interrogé par l’AFP.

En Chine continentale, l’indice composite de Shanghai a perdu 0,89% et celui de Shenzhen a dévissé de 2,51%.

«La plupart des reculs sont ceux d’actions de firmes qui avaient enregistré des gains importants au cours des précédentes séances», a commenté dans une note Wanlong Securities.

À Hong Kong, l’indice Hang Seng a au contraire gagné 0,37%.

À l’agenda

Du côté des indicateurs, une troisième estimation du PIB aux États-Unis est à l’agenda, aujourd’hui.

En Europe, le moral des consommateurs allemands devrait remonter en octobre, stoppant le recul enregistré cet été après les décisions pourtant controversées de la BCE pour soutenir l’économie, selon le baromètre GfK publié jeudi.