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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

Shanghai baissait. Londres, Tokyo et Paris progressaient. Les prix du pétrole augmentaient. (Photo: La Presse Canadienne)

REVUES DES MARCHÉS. Les Bourses mondiales peinent à rebondir jeudi, dans un contexte économique marqué par des taux obligataires perchés à des niveaux élevés, tout comme ceux des barils de pétrole.

 

 

Les indices boursiers à 08h10

Paris glissait de 0,3% en début de séance en Europe, Francfort de 0,4% et Londres de 0,6%.

À New York, avant l’ouverture des marchés, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles et l’indice élargi S&P 500 étaient stables.

En Asie, le Nikkei 225 a plongé de 1,5% à Tokyo. La bourse de Shanghai a progressé de 0,1% et le Hang Seng a culbuté de 1,4% à Hong Kong. Sydney a perdu près de 0,1% et la bourse de Séoul était fermée pour un congé.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole laissait couler 3 cents US à 93,65 $ US le baril.

 

Le contexte

Le message de la Fed «fait son chemin», à savoir «des taux élevés plus longtemps», commente Neil Wilson, analyste de Finalto.

En conséquence, «le rendement du Trésor américain à 10 ans a atteint un nouveau plus haut de 16 ans» à 4,65%. L’allemand à même échéance était quant à lui à 2,93%, au plus haut depuis 2011.

Du côté du pétrole, au lendemain de nouveaux records de prix sur l’année, les cours des deux références principales se stabilisaient un peu.

Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, perdait 0,40% à 96,16 $US.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, lâchait 0,31% à 93,39 $US, peu après avoir franchi la barre des 95 $US.

 

La cotation d’Evergrande suspendue

Les investisseurs gardent également un œil sur la Chine, où l’action du promoteur immobilier chinois Evergrande, de ses filiales de services immobiliers et de construction de véhicules électriques, a été suspendue jeudi matin à la Bourse de Hong Kong, au lendemain d’une information de presse selon laquelle son patron se trouve en résidence surveillée après avoir été interpellé au début du mois.

«La crise actuelle a eu des conséquences considérables, notamment une réduction des dépenses de consommation et des investissements dans le secteur immobilier, ce qui a eu des répercussions sur l’ensemble de l’économie chinoise», commente Neil Wilson, analyste de Finalto.

 

Mitsubishi Motors: sa présence en Chine incertaine

Selon le quotidien économique Nikkei, Mitsubishi Motors (+3,97%), le troisième membre de l’alliance automobile Renault-Nissan, serait sur le point de renoncer à sa production en Chine avec son partenaire local GAC, une activité devenue un gouffre financier pour le constructeur japonais.

Confronté à une chute de ses ventes en Chine sur fond de l’électrification accélérée de ce marché et de la percée foudroyante des constructeurs chinois, Mitsubishi Motors avait déjà suspendu sa production locale depuis mars.

À Paris, Renault lâchait quelque 0,13%.

 

Panne informatique chez Volkswagen

La production a pu reprendre chez Volkswagen (-0,75%) après qu’une importante panne informatique a mis à l’arrêt les usines allemandes de la marque, dont le siège du constructeur automobile à Wolfsburg, a indiqué jeudi un porte-parole. La panne de réseau a commencé mercredi à la mi-journée. La production a été interrompue dans toutes les usines allemandes de Volkswagen, la principale marque du constructeur éponyme.

 

Le dollar se replie un peu

Du côté des devises, «depuis la mi-juillet, le dollar a opéré un vif rebond contre l’ensemble des devises, soutenu par une croissance économique américaine bien meilleure que prévu initialement, une rhétorique toujours restrictive de la banque centrale américaine appelant à des taux directeurs durablement inchangés et par une situation économique dans le reste du monde peu attractive à la fois en Chine, au Japon, au Royaume-Uni ainsi qu’en zone euro», résument les économistes de Natixis Research.

Mercredi, la monnaie unique est tombée à 1,0488 $US, frôlant son plus bas de l’année de 1,0484 $US, atteint début janvier. Le dollar reculait de 0,38% face à la monnaie unique européenne, à 1,0543 $US pour un euro.