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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

(Photo: Getty Images)

REVUES DES MARCHÉS. La tendance était positive sur les marchés jeudi, guidée par une série de résultats solides en Europe et une décélération de l’inflation en Allemagne qui reléguaient au second plan les incertitudes autour de l’évolution des taux des banques centrales. Wall Street s’apprêtait à ouvrir en hausse au lendemain d’une séance négative.

Les indices boursiers à 08h30

Les contrats à terme du Dow Jones avançaient de 186,00 points (+0,55%) à 34 181,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 affichaient une hausse de 27,50 points (+0,67%) à 4 158,00 points. Les contrats à terme du Nasdaq haussaient de 128,50 points (+1,02%) à 12 673,75 points.

À Londres, le FTSE 100 progressait de 58,45 points (+0,74%) à 7 943,62 points. À Paris, le CAC 40 récoltait 87,84 points (+1,23%) à 7 207,67 points. À Francfort, le DAX montait de 185,98 points (+1,21%) à 15 598,03 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a diminué de 22,11 points (-0,08%) à 27 584,35 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a progressé de 340,84 points (+1,60%) à 21 624,36 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain retraitait de 0,59 $US (-0,75%) à 77,88 $US. Le baril de Brent de la mer du Nord baissait de 0,54 $US (-0,63%) à 84,55 $US.

Le contexte

L’inflation en Allemagne a connu une légère hausse en janvier, à 8,7% sur un an, mettant fin à deux mois de baisse.

Un chiffre «pas aussi mauvais que ce que le marché craignait», commente Neil Wilson, analyste de Finalto, même si, avec des prix qui grimpent de 1% sur un mois, «l’inflation ne part pas aussi vite que les plus optimistes et les banques centrales l’aimeraient».

La hausse de l’indice des prix harmonisé, qui sert de référence pour la Banque centrale européenne (BCE), reflue en janvier, à 9,2% sur un an après 9,6% en décembre.

Les économistes s’attendaient à une accélération des prix un peu plus forte, ce qui pourrait, selon le point de vue de certains investisseurs, alléger la pression sur la BCE qui a déjà relevé ses taux d’intérêt à cinq reprises depuis juillet avec l’intention de poursuivre le mouvement en mars, voire au-delà.

Elle s’inquiète désormais d’une spirale inflation/prix en zone euro : son vice-président, Luis de Guindos, a ainsi appelé jeudi les syndicats à modérer leurs revendications salariales afin de ne pas alimenter l’inflation.

La vigueur de l’emploi aux États-Unis, malgré les licenciements de plus en plus nombreux, est aussi un sujet de préoccupation pour la Fed. Ces derniers jours, plusieurs commentaires de responsables de la banque centrale ont montré qu’une pause dans le resserrement monétaire n’était pas en vue à court terme.

«Les marchés regardent la désinflation, les banquiers centraux le taux de chômage !», lance Christian Parisot, économiste du courtier Aurel BGC.

Secouée par des scandales à répétition, Credit Suisse chutait de plus de 8%, s’attendant à une perte avant impôts «substantielle» en 2023 après avoir déjà essuyé une perte nette de près de 7,3 milliards de francs suisses (près de 7,4 milliards d’euros) en 2022.

Crédit Agricole montait de son côté de plus de 5% à Paris après l’annonce d’un bénéfice net en baisse de 10,5% en 2022 à 8,1 milliards d’euros, pénalisé par la guerre en Ukraine, mais d’un quatrième trimestre «historique», au-dessus des attentes.

À Francfort, l’allemand Siemens prenait plus de 7% après avoir relevé ses prévisions annuelles et fait état d’un «premier trimestre solide». À Paris, Legrand grimpait de plus de 6% après avoir frôlé en 2022 le milliard d’euros de bénéfice net.

À Londres, le géant AstraZeneca (+3,94% à 11 176 pence) a dévoilé un bénéfice en forte hausse sur un an. À Francfort, Bayer prenait 3,37% dans le sillage de l’annonce la veille du remplacement de son PDG Werner Baumann par l’américain Bill Anderson, issu du groupe Roche, dans un contexte de divergences stratégiques avec des fonds activistes.

L’euro prenait 0,55% à 1,0771 $US, sans s’éloigner des prix atteints dans les dernières séances.

La couronne suédoise s’appréciait de 1,10% à 11,116 couronnes pour un euro après que la banque centrale suédoise a annoncé une nouvelle hausse de son taux directeur pour le porter de 2,5 à 3%, son plus haut niveau depuis fin 2008.

Les prix du pétrole reprenaient leur souffle vers après trois séances consécutives de hausse, tempérés par une demande qui semble inférieure à l’offre aux États-Unis, quand en Chine la reprise reste mouvementée.