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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. La hausse des taux annoncée par la Banque centrale américaine ramenait les craintes de récession en haut des préoccupations des investisseurs, faisant fortement reculer les Bourses et s’envoler les taux obligataires jeudi.

Les indices européens continuaient d’évoluer dans le rouge. Mercredi, la Bourse de New York avait accueilli avec soulagement la détermination affichée par la Réserve fédérale (Fed) à lutter contre l’inflation, mais les contrats à terme des trois principaux indices sont désormais en forte baisse.

 

Les indices boursiers à 08h23

Les contrats à terme du Dow Jones affichaient un recul de 473,00 points (-1,54%) à 30 188,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 lâchaient 70,25 points (-1,85%) à 3 719,00 points. Les contrats à terme du Nasdaq reculaient de 257,50 points (-2,22%) à 11 336,25 points.

À Londres, le FTSE 100 cédait 174,79 points (-2,40%) à 7 098,62 points. À Paris, le CAC 40 cédait 104,23 points (-1,73%) à 5 925,90 points. À Francfort, le DAX lâchait 335,08 points (-2,48%) à 13 150,21 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a progressé de 105,04 points (+0,40%) à 26 431,20 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a terminé en baisse de 462,78 points (-2,17%) à 20 845,43 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain perdait 1,87 $ US (-1,62%) à 113,44 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,91 $ US (-1,61%) à 116,60 $ US.

 

Le contexte

«Les annonces ont été tout sauf accommodantes», commente Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote.

La Fed a annoncé mercredi soir le relèvement de ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage, le plus fort tour de vis monétaire depuis 1994.

Il faut s’attendre à d’autres relèvements de taux du même ordre dans les mois à venir, notamment une augmentation de 50 ou 75 points de base fin juillet, jusqu’à ce que les taux puissent atteindre la fourchette de 3,25 à 3,50% d’ici la fin de l’année.

La Fed a ainsi affiché sa détermination à lutter contre l’inflation, au détriment peut-être de l’activité économique américaine. L’institution monétaire a nettement revu à la baisse sa prévision de croissance économique pour cette année aux États-Unis.

Même s’il veut éviter une récession de la première économie du monde, le patron de la Fed Jerome Powell a reconnu qu’il y avait «toujours un risque d’aller trop loin ou pas assez loin», mais que «la pire erreur (…) serait d’échouer» à contrôler l’inflation.

Le «fait que la Fed est prête à accepter une détérioration des conditions économiques» effraie les investisseurs selon Pierre Veyret, analyste d’ActivTrades.

«Il semble impossible d’éviter la récession maintenant — et cela suggère que le pilier des bénéfices qui soutient le S&P 500 va s’effondrer», prévient Neil Wilson, analyste de Markets.com.

Les mesures de la Fed provoquaient une nouvelle envolée des taux d’intérêt des dettes des pays européens et des États-Unis, qui prenaient entre 15 et 20 points de base, ainsi qu’une hausse du dollar américain. 

Le billet vert prenait 0,50% par rapport à la monnaie européenne, à 0,9621 euro pour un dollar américain. Et la livre cédait 0,31% à 1,2140 $ US vers 8h10, heure du Québec.

C’est surtout la décision de la Banque d’Angleterre (BoE) d’augmenter ses taux de 0,25 point qui plombait la livre. 

Contrairement à la Fed, elle n’a pas décidé de relever ses taux avec plus d’ampleur face à l’inflation, mais elle «sera particulièrement attentive aux indications de pressions inflationnistes persistantes et répondra si nécessaire avec force», promet-elle dans les minutes de sa réunion.

La BoE table désormais sur un pic d’inflation à «plus de 11%» en octobre, en avril la hausse des prix avait atteint 9% sur un an.

Les valeurs du secteur énergétique chutaient après l’annonce mercredi du géant russe Gazprom de diminuer d’un tiers ses livraisons de gaz à l’Europe, au lendemain d’une première diminution drastique.

À Francfort, Uniper perdait 8,92%, EON 8,40% et Siemens Energy 4,39%.

À Paris, Engie reculait de 7,99%, l’énergéticien a constaté une «réduction des livraisons», sans «impact sur l’approvisionnement» des clients et suit «cette situation avec attention», selon une déclaration transmise à l’AFP. EDF cédait 3,84%.

Eni, qui a vu ses livraisons de gaz russe baisser de 15% pour la journée de mercredi, perdait également 4,83% à Milan, et Enel tombait de 3,58%

Les prix du pétrole étaient en baisse après les annonces de la Fed, dont les mesures risquent de faire baisser la demande aux États-Unis. 

Le bitcoin tombait de 2,61% à 21 070 $ US.