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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

(Photo: Getty Images)

Les marchés européens réfrénaient leurs ardeurs jeudi avant des statistiques clé sur l’emploi américain, cherchant toujours à anticiper le moment d’un futur durcissement monétaire à la lumière de la reprise économique.

 

Les indices

Vers 7h15, Wall Street se dirigeait vers une ouverture à la baisse. Les contrats à terme du S&P 500 perdaient 27 points, ou 0,66%, à 4 177 points. Ceux du Dow Jones baissaient de 204 points, ou de 0,59%, à 34 386 points et ceux du Nasdaq lâchaient 122 points, ou 0,9%, à 13 555 points.

En Europe, les marchés étaient en baisse à mi-séance. À Londres, le FTSE 100 reculait de 0,95%, le CAC 40 de Paris cédait 0,46% et le DAX de Francfort perdait 0,59%.

Les principaux marchés en Asie ont également manqué de conviction. Tokyo a progressé de 0,39% mais Hong Kong a perdu 1,13% et Shanghai 0,4%.

 

Le contexte

La fièvre spéculative a touché mercredi la Bourse de New York, où le titre de la chaîne de cinémas AMC a été suspendu à plusieurs reprises pour volatilité avant de clôturer en hausse de 95,22%. Les indices ont fini modestement dans le vert.

«Les données sur l’emploi américain d’aujourd’hui pourraient à nouveau apporter un certain mouvement», note Andreas Lipkow, analyste chez Comdirect.

Point fort de la semaine, la publication vendredi du rapport mensuel du département du Travail américain, est susceptible d’influencer les prochaines décisions de politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed).

Jeudi, les investisseurs s’intéresseront dès l’après-midi aux créations d’emplois dans le secteur privé pour mai (enquête ADP) et aux demandes hebdomadaires d’allocations chômage.

Les investisseurs cherchent à compiler toutes les données d’importance pour évaluer l’état de la conjoncture américaine au moment où l’activité repart.

«La question qui reste ouverte est évidemment celle d’une inflation qui resterait durablement plus élevée», observe Sebastian Paris Horvitz, stratégiste chez LBPAM.

Plusieurs signaux montrent des tensions supplémentaires sur les prix: le cours du pétrole coté à New York a terminé mercredi à son plus haut niveau depuis octobre 2018 et si elles persistent, les pénuries de main-d’œuvre aux États-Unis pourraient entraîner une croissance des salaires. 

Selon une enquête de la Réserve fédérale américaine (Fed) publiée mercredi, les difficultés à recruter limitent la reprise d’activité des entreprises et en incitent certaines à offrir des primes financières et des salaires plus élevés pour attirer les candidats.

À ce stade, les banques centrales répètent qu’elles ne changeront pas de si tôt leur scénario de soutien à l’économie et que l’accélération des prix n’est que temporaire.

«Mais le risque est bien là que l’inflation ne baisse pas gentiment vers 2% dès le début de l’année prochaine comme anticipé», estime M. Horvitz.

 

Du côté du pétrole

Vers 7h15, le baril de WTI américain diminuait de 0,19% à 68,70 $US et le baril de Brent de la mer du Nord perdait 0,13% à 71,26 $US.