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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

(Photo: Getty Images)

Les marchés européens évitaient les prises de risque jeudi avant la réunion des 27 pays de l’Union européenne qui cherchent à résoudre les problèmes d’approvisionnement en vaccins contre la COVID-19.

 

Les indices

À Wall Street, vers 7h15, les contrats à terme du S&P 500 augmentaient de 10 points à 3 891 points, ceux du Dow Jones avançaient de 78 points à 32 397 points, et ceux du Nasdaq gagnaient 47 points à 12 841 points.

En Europe, les marchés étaient à la baisse à mi-séance. À Londres, le FTSE 100 diminuait de 15 points à 6 697 points. À Paris, le CAC 40 cédait 11 points à 5 935 points et à Francfort, le DAX perdait 21 points à 14 589 points.

Plus tôt, l’Asie a terminé sur une note hésitante à Hong Kong et Shanghai (-0,1%) tandis que Tokyo (+1,14%) a fait son retour dans le vert après quatre séances de disette.

 

Le contexte

La veille, la Bourse de New York avait terminé en baisse, les valeurs technologiques chutant à nouveau fortement.

«Le sommet européen sur les exportations de vaccins propage une atmosphère de prudence sur les marchés européens», observe Connor Campbell, analyste de Spreadex.com.

Alors que l’Union européenne est confrontée à une troisième vague de contaminations associée à une lenteur des campagnes vaccinales, la réunion des 27 sera l’événement incontournable de la séance.

Bruxelles a déjà renforcé mercredi un mécanisme de contrôle des exportations de vaccins mis en place en janvier.

«La détérioration de la situation sanitaire en Europe et dans plusieurs pays émergents semble avoir donné un coup de froid aux prévisions de rebond rapide de l’activité», observe Sebastian Paris Horvitz, stratégiste chez LBPAM.

«L’incertitude créée par ce nouveau mauvais coup porté par la pandémie se traduit donc naturellement par une phase d’hésitation», ajoute-t-il, suivi par un analyste de Comdirect, Andreas Lipkow, qui y voit une situation «inconfortable pour les investisseurs».

Si des indicateurs publiés jeudi dans les deux grandes économies européennes ont montré une amélioration, ils n’ont pas pris compte de l’augmentation significative du nombre d’infections ces derniers jours. 

Selon le baromètre GFK, le moral des consommateurs allemands devrait accélérer sa remontée en avril, mais la vigueur de la pandémie de COVID-19 et les nouvelles restrictions dans le pays compromettent cette embellie.

En France, le climat des affaires s’est nettement amélioré en mars, atteignant un point haut depuis le début de la crise, mais l’enquête a été réalisée essentiellement avant le durcissement des mesures sanitaires.

«La situation européenne contraste avec celle des États-Unis où la mobilité continue à se redresser et donc, où l’activité économique continue à progresser», note M. Horvitz.

 

Du côté du pétrole

Vers 7h30, le baril de WTI américain perdait de 1,34% à 60,36 $US et le baril de Brent de la mer du Nord diminuait de 1,04% à 63,74 $US.