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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture jeudi

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

« Les optimistes se remettent à acheter les indices ».

Wall Street se préparait aussi à ouvrir en territoire négatif, alors que le sud des États-Unis est marqué par un regain de contamination à la COVID-19.

Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average lâchait 0,48 %, celui de l’indice élargi S&P 500 0,34 % et le Nasdaq, à forte coloration technologique, était stable.

Après la baisse importante de la veille, il semble que « les optimistes se remettent à acheter les indices », note Vincent Boy, analyste chez IG France.

« Certains investisseurs se demandent si le mouvement à la hausse est juste lié à des achats de couverture ou si le marché s’habitue à l’augmentation des cas » de coronavirus, observe David Madden, analyste pour CMC Markets.

Il n’empêche que la remontée des craintes sanitaires avec la forte augmentation des cas de Covid-19 aux Etats-Unis et les angoissantes prévisions du Fonds monétaire international ont refroidi l’enthousiasme des investisseurs.

L’institut a prévenu mercredi que la reprise après cette « crise pas comme les autres » serait plus lente qu’espérée, prédisant une récession mondiale de 4,9 % cette année. 

Aucun pays n’est épargné : le produit intérieur brut des Etats-Unis, première puissance économique mondiale, devrait s’effondrer de 8 % cette année, bien au-delà des 5,9 % de recul estimés en avril.

En Europe, où la remontée du nombre de cas de coronavirus inquiète l’Organisation mondiale de la Santé, la contraction du PIB est vertigineuse : -12,5 % pour la France, -12,8 % pour l’Espagne et l’Italie.

« Incertitudes concernant la pandémie et retour possible d’un conflit commercial : une combinaison dangereuse pour les marchés actions », avertit Milan Cutkovic, analyste chez AxiCorp. « Les investisseurs devraient se préparer à des variations de tendance et de prix ».

En outre, « le retour des tensions commerciales entre les Etats-Unis et l’Europe via la menace de nouveaux droits sur une nouvelle gamme de produits importés, notamment de France, d’Allemagne, d’Espagne et du Royaume-Uni, pour une valeur de 3,1 milliards » a ajouté du stress au marché, indique Franklin Pichard, directeur de Kiplink Finance.

Enfin, le Pentagone a publié une liste de 20 compagnies chinoises, dont le géant des télécommunications Huawei, qu’il estime liées à l’armée chinoise, dernier épisode en date de la bataille économique entre Washington et Pékin, ont rapporté des médias américains.

Les investisseurs attendaient de nombreuses publications américaines dont les commandes de biens durables, qui donneront un aperçu de la puissance du rebond sur le mois de mai, la dernière estimation de la croissance américaine du 1er trimestre ou encore les revendications hebdomadaires au chômage.

La Bourse de Paris affichait quelques gains jeudi à la mi-journée (+0,03%) après une ouverture et une séance précédente dans le rouge, en attendant une kyrielle de statistiques américaines.  Ll’indice CAC 40 avançait de 1 point à 4872 points. La veille, il avait reculé de 2,92%.

La Bourse de Londres évoluait en baisse jeudi matin (-0,23%), toujours plombée par les inquiétudes sur un renouveau de la crise sanitaire et son impact sur l’économie. L’indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 13 points à 6109 points.

La Bourse de Francfort évoluait jeudi en légère hausse, le Dax prenait 0,14% dans un marché doublement préoccupé par le regain de contaminations au coronavirus et de tensions sur le commerce. L’indice vedette gagnait 17 points, à 12 111 points.

Du côté du pétrole

Les cours du pétrole restaient dans le rouge, après avoir déjà plongé de plus de 5% mercredi face à la publication d’un nouveau niveau record des stocks de brut aux Etats-Unis. Le prix du baril de brut américain WTI perdait 1,87% à 37,34 dollars et celui du baril de Brent londonien 1,29% à 39,79 dollars.