Bourse: ce qui bouge avant l'ouverture ce jeudi

Publié le 14/06/2018 à 06:54

Bourse: ce qui bouge avant l'ouverture ce jeudi

Publié le 14/06/2018 à 06:54

© Getty Images

Les indices pointent vers une ouverture en terrain neutre, jeudi matin. La Fed et les tensions commerciales inquiètent les investisseurs.


Vers 7h mercredi matin, le contrat à terme (Futures) sur l'indice du Dow prend 2 points, à 25 210 points. Celui du Nasdaq recule de 6,25 points à 7224,75 points et pour le S&P 500, la hausse est de 0,25 point, à 2779 points.


Contexte


Les Bourses européennes ont débuté en recul jeudi, se montrant frileuses avant d'être fixées sur les intentions de la Banque centrale européenne au lendemain d'un relèvement de taux de la Réserve fédérale américaine.


Le président de la BCE, Mario Draghi, «va-t-il annoncer clairement la fin» du programme de soutien?, s'interrogeaient jeudi matin les analystes de Société Générale, résumant le sentiment général sur les marchés face à cette réunion.


«Même si l'inflation est révisée en hausse à cause du pétrole, les incertitudes significatives sur les perspectives de croissance devraient empêcher la BCE d'ébaucher un scénario de sortie tout de suite», ont-ils complété.


Tablant plutôt sur «une annonce en juillet d'une extension du programme jusqu'à décembre avec des achats ramenés à 15 milliards d'euros mensuels», les experts n'ont néanmoins pas exclu l'annonce dès aujourd'hui d'une date de fin possible avec une réduction progressive au 4e trimestre en raison de «craintes d'un horizon économique encore plus chargé plus tard».


«Quelle que soit la stratégie de sortie retenue», le programme devrait s'achever cette année, ont-ils estimé.


Lancé en 2015, le programme de rachat de titres de dettes est pour le moment censé se poursuivre au rythme de 30 milliards d'euros par mois au moins jusqu'à septembre prochain.


La question centrale est de savoir si le voile sera levé jeudi sur ses intentions pour après.


Mercredi, la Réserve fédérale américaine a pour sa part fait le choix de relever son taux directeur pour la seconde fois de l'année.


Elle s'est par ailleurs montrée plus optimiste dans ses prévisions de croissance et d'inflation pour 2018 et prévoit du coup deux autres resserrements d'ici la fin de l'année, soit un de plus par rapport à sa réunion de mars.


«Si une hausse des taux était à prévoir, c’est plutôt les prévisions de hausses de taux et de prévisions économiques qui étaient attendues», ont souligné les experts de Mirabaud Securities Genève.


Selon eux, les indices européens doivent maintenant intégrer «le fait qu'il devrait y avoir cette année quatre hausses de taux aux États-Unis et non plus trois. La nervosité est aussi de mise à quelques heures de la réunion de la BCE».


À l'étranger


La Bourse de Hong Kong a fini en baisse jeudi, de même que les places de Shanghaï et Shenzhen, dans des marchés digérant le relèvement de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) et inquiets d'une possible intensification des tensions commerciales sino-américaines.


La banque centrale américaine a décidé mercredi une remontée d'un quart de point de pourcentage de ses taux d'intérêt -- une hausse attendue par les marchés -- qui évoluent désormais dans la fourchette de 1,75% à 2%. Après cette deuxième hausse de l'année, des relèvements de taux supplémentaires sont prévus d'ici fin décembre pour parer à une surchauffe de l'économie américaine.


La banque centrale de Hong Kong a emboîté le pas car sa politique monétaire est liée à celle de la Fed par l'intermédiaire d'une parité dollar vieille de plusieurs décennies.


Mais la décision de la Banque populaire de Chine de ne pas relever ses taux pourraient indiquer un changement de politique destiné à lutter contre le ralentissement de la croissance, selon les analystes.


«Les nouveaux dirigeants chinois font face à un environnement beaucoup plus difficile en 2018», a déclaré Ting Lu, économiste en chef de la banque d'investissement Nomura, ajoutant que Pékin abaisserait probablement les taux et accélérerait les dépenses dans les mois à venir pour soutenir la croissance.


Ting Lu a qualifié le ralentissement de «pire que prévu» dans une note de recherche. Le Bureau national des statistiques (BNS) a indiqué jeudi que les ventes au détail avaient augmenté en mai de 8,5% sur un an, contre une progression de 9,4% en avril 9,4% et de 10,1% en mars, alors que les analystes misaient sur une légère accélération.


Par ailleurs, les craintes de guerre commerciale sont revenues sur le devant de la scène après que Trump ait averti Pékin d'éventuels nouveaux tarifs douaniers.


Les entreprises du secteur de l'énergie ont souffert des craintes que l'OPEP et la Russie lèvent leurs plafonds de production de pétrole.


À l'agenda


Aux États-Unis, les prix à l'importation et les ventes au détail en mai, ainsi que les demandes hebdomadaires d'allocation chômage et les stocks et ventes des entreprises en avril sont à l'agenda aujourd'hui.


Pour sa part, la Chine a publié ses ventes au détail pour mai, marquées par un ralentissement surprise.


Titres en actions


Parmi les titres en action ce matin, La 21st Century Fox rebondit sur une contre-offre de Comcast. La Walt Disney Company en paie le prix. CAE flaire un nouveau filon prometteur. Suivez les autres titres qui font bouger les investisseurs ce matin en cliquant ici.


 


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