Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Publié le 20/06/2019 à 07:04

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Publié le 20/06/2019 à 07:04

(Photo: Getty)

La Bourse de New York semble vouloir ouvrir en hausse jeudi, rassurée par les propos accommodants de la Réserve fédérale américaine qui laissent percer la possibilité d'une baisse de ses taux directeurs.

Du côté des contrats à terme, le Dow Jones Industrial Average, l’indice vedette du parquet new-yorkais, est en hausse de 0,77%, à 26 741 points. Toujours selon les contrats à terme, le Nasdaq, à forte coloration technologique, progresse de 1,23% à 7796,75 points. Le S&P500, quant à lui, prend 0,83% à 2957,50 points.

Contexte

«Le comité de politique monétaire de la Fed a évolué en direction d'une baisse» des taux avec «presque la moitié de ses membres qui la jugent justifiée cette année», a observé Neil Wilson, un analyste de Markets.com.

Et «les actions aiment» cette perspective, «même si la Fed n'a pas été aussi accommodante que les marchés l'espéraient», a-t-il complété.

«Les incertitudes entourant les perspectives se sont clairement accrues depuis notre dernière réunion», a résumé le patron de la Fed Jerome Powell, à l'issue d'une réunion de deux jours, en évoquant les effets de la guerre commerciale.

Il y a donc plus d'arguments en faveur d'une politique monétaire «un peu plus accommodante», a-t-il jugé.

«Attention cependant à une potentielle surprise», ont souligné les experts de Mirabaud Securities, «car si la baisse des taux va dépendre de l'évolution des statistiques économiques, elle dépendra aussi de l'évolution des relations commerciales entre Washington et Pékin», et donc «un accord commercial entre Washington et Pékin pourrait changer la donne».

«Les marchés vont pouvoir se concentrer sur le G20 la semaine prochaine, dans des dispositions plus favorables, d'une part parce que les banquiers centraux européens et américains prennent la voie d'un assouplissement de leurs politiques monétaires», a relevé pour sa part Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, s'était aussi montré accommodant en affirmant mardi que des «mesures de relance supplémentaires seront nécessaires» si l'inflation continue à s'éloigner du niveau visé par l'institut.

À l’étranger

La Banque du Japon (BoJ) a annoncé jeudi maintenir les dispositions de sa politique monétaire ultra-souple, une décision sans surprise, sur fond de conjoncture internationale dégradée et de faiblesse de l'inflation japonaise.

La BoJ, dont la politique visant à atteindre une cible d'inflation de 2% bouge peu depuis des années, se démarque de ses homologues des Etats-Unis ou d'Europe qui donnent l'impression d'agir avec davantage d'agilité.

Elles avaient commencé à donner un tour de vis monétaire mais ont ouvert la porte ces derniers jours à un réajustement en sens inverse pour s'adapter aux circonstances, dans un contexte de tensions commerciales entre les Etats-Unis et ses partenaires.

La Banque centrale japonaise, elle, a gardé le même discours. Elle avait déjà indiqué en avril qu'elle entendait rester sur sa ligne accommodante pendant encore au moins un an. Elle a réitéré cette intention dans son communiqué de jeudi, et son gouverneur Haruhiko Kuroda ne s'est pas montré plus audacieux lors de la conférence de presse qui a suivi, même s'il a pris acte d'une dégradation des aléas extérieurs.

«Nous reconnaissons que les risques pesant sur la conjoncture mondiale se sont accentués», a-t-il dit. «Nous sommes inquiets du protectionnisme excessif, nous surveillons avec vigilance la situation et si nous constatons un manque d'impulsion pour notre objectif d'inflation, nous envisagerons sans hésiter des mesures d'assouplissement supplémentaires», a promis M. Kuroda. «Notre position n'a pas changé».

Si certains analystes pensent que la BoJ pourrait faire un geste supplémentaire dès juillet, d'autres sont sceptiques.

«La Banque du Japon ne montre pas de signe d'inflexion vers un ton plus conciliant, malgré la hausse de taxe sur la consommation à venir et le changement de ton de la Fed», a commenté dans une note Mark Williams, économiste du cabinet d'études Capital Economics.

«Nous continuons à penser qu'elle va maintenir sa politique inchangée dans un avenir proche», a-t-il relevé.

Ses marges de manoeuvre apparaissent en outre limitées: l'arsenal déployé est déjà très ambitieux, et il n'a pas suffi à doper l'inflation plus de six ans après le lancement de cette offensive.

À l’agenda

Du côté des indicateurs, la balance américaine des comptes courants au premier trimestre et l'indice d'activité de la région de Philadelphie en juin sont à l'agenda.


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