Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture lundi

Publié le 20/04/2020 à 08:42

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture lundi

Publié le 20/04/2020 à 08:42

Un éboueur en Europe

De nombreux pays européens se préparent au déconfinement de leur population. (Photo: Getty Images)

La COVID-19, la chute du PIB chinois, les résultats trimestriels et les importants stocks de pétrole américain laissent les marchés dubitatifs lundi alors que de nombreux pays européens se préparent au déconfinement de leur population.

Selon les contrats à terme, le Dow Jones Industrial Average, l’indice vedette du parquet new-yorkais, baissait de 489 points, ou de 2,02% à 23 670 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 76 points, ou de 0,87% à 8732 points. L'indice composé S&P 500 devrait laisser aller de 53 points, ou 1,86% à 2816 points.

Contexte

De premiers signes d’amélioration sur le front sanitaire dans plusieurs pays européens, couplés aux espoirs d’un traitement contre la COVID-19, ont permis aux Bourses européennes et américaines de terminer sur une note positive la semaine dernière, mais l’humeur était nettement plus hésitante ce lundi.

Jugeant le coronavirus « sous contrôle », l’Allemagne entame lundi son déconfinement, une lente et délicate opération dans une Europe cloîtrée depuis des semaines, encore meurtrie par la pandémie, mais impatiente de relancer son économie.

La France, l’Espagne et l’Italie, qui enregistrent des nombres de malades et de décès en baisse, après des semaines de hausse, se préparent elles aussi à de premières mesures de déconfinement.

« Désormais, les marchés vont devoir naviguer entre le déconfinement partiel ou total, la très forte incitation au télétravail qui retardera d’autant un retour à la normale, la nécessité d’une aide d’urgence des gouvernements et institutions, la chute du pouvoir d’achat et les faillites en cascade », relève M. Pichard.

« Le risque d’avoir de nouvelles séances marquées par des baisses importantes n’est donc pas à exclure », selon Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

D’autant que le pétrole brut américain était en chute libre lundi, passant sous 15 dollars le baril, son plus bas niveau depuis plus de deux décennies, face à une chute vertigineuse de la demande et des réserves américaines qui pourraient parvenir bientôt à saturation.

Aux États-Unis, si l’État de New York connaît des signes d’amélioration, le bilan général continue de s’alourdir rapidement et la barre des 40 000 morts a été franchie dimanche. Un bras de fer oppose le président Donald Trump, partisan d’une reprise rapide de l’activité économique, à plusieurs gouverneurs démocrates.  

À l’étranger

Après un démarrage dans le vert, la cote parisienne a hésité sur la marche à suivre pour finalement basculer en territoire négatif. L’indice CAC 40 perdait 1,10 %, à 449 points.

La Bourse de Londres évoluait en légère baisse de 0,77 % lundi matin, dans un marché qui résistait en début de journée à l’effondrement des cours du pétrole et attend de nombreux indicateurs économiques en Europe cette semaine.

La Bourse de Francfort a ouvert en légère hausse lundi avant de passer dans le rouge, le Dax reculait de 1,46 %, sur un marché qui était pourtant optimiste sur une stabilisation de la pandémie de coronavirus en Europe et aux États-Unis. 

Les principales Bourses asiatiques ont clôturé lundi dans des directions contraires, la place de Tokyo terminant dans le rouge, inquiète de l’accélération du nombre de cas de Covid-19 au Japon, tandis que les places de Chine continentale ont encore progressé.

À Tokyo l’indice vedette Nikkei a terminé sur un recul de 1,15 % à 19 669 points, après s’être apprécié de plus de 3 % vendredi dernier. L’indice élargi Topix a cédé 0,7 % à 1 432 points.

En Chine, si l’indice Hang Seng de Hong Kong a légèrement reculé (-0,21 % à 24 330 points), les Bourses de Shanghai et de Shenzhen ont continué de grimper lundi.

L’indice composite de Shanghai a clôturé lundi en hausse de 0,5 % à 2 853 points, tandis que celui de Shenzhen s’est apprécié de 1 % à 1 768 points.

À l'agenda

Les pays de l'Union européenne et le Royaume-Uni se préparent à discuter de leurs relations commerciales.

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