Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

Publié le 29/06/2022 à 08:30, mis à jour le 29/06/2022 à 08:33

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

Publié le 29/06/2022 à 08:30, mis à jour le 29/06/2022 à 08:33

(Photo: 123RF)

REVUE DES MARCHÉS. Les Bourses mondiales restaient engourdies par les risques de récession mercredi, avec une inflation qui reste forte et des indicateurs qui continuent de montrer un ralentissement économique.  

L'Europe boursière évoluait en baisse à mi-séance. En Asie également, le rouge s'est affiché avec un repli. Après un net repli mardi, notamment du Nadasq (-3%), les marchés américains se dirigeaient vers une ouverture en baisse.

 

Les indices boursiers à 8h00

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones progressaient de 24,00 points (+0,08%) à 30 957,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 cédaient 0,75 points (-0,02%) à 3 824,75 points. Les contrats à terme du Nasdaq affichaient un recul de 12,75 points (-0,11%) à 11 661,50 points.

À Londres, le FTSE 100 perdait 20,37 points (-0,28%) à 7 303,04 points. À Paris, le CAC 40 diminuait de 70,92 points (-1,17%) à 6 015,10 points. À Francfort, le DAX baissait de 242,23 points (-1,83%) à 12 989,59 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a perdu 244,87 points (-0,91%) à 26 804,60 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a clôturé en baisse de 422,08 points (-1,88%) à 21 996,89 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain augmentait de 1,39$ US (+1,24%) à 113,15$ US. Le baril de Brent de la mer du Nord affichait une hausse de 1,27$ US (+1,08%) à 119,25$ US.

 

Le contexte

Les investisseurs naviguent toujours dans des eaux troubles, se débattant à contre-courant face à l'inflation et au ralentissement de l'activité économique. 

Sur le premier aspect, l'Espagne a donné un mauvais départ à une série de chiffres dans divers pays: la hausse des prix s'est établie à 10,2% sur un an en juin, bien au-dessus des prévisions (9,2%) et de la hausse sur un an de mai (8,7%). 

L'Allemagne doit publier les chiffres pour juin dans la journée, avant jeudi l'indicateur PCE aux États-Unis, très scruté par la Réserve fédérale américaine.

Côté croissance, l'humeur est aussi morose après la nette détérioration mardi d'un indicateur de confiance des consommateurs américains. 

«Nous avons réduit nos objectifs de prix à un an entre 5 et 7% pour plusieurs indices régionaux», écrivent mercredi les analystes du gestionnaire d'actifs DWS. 

«Nous sommes convaincus d'avoir déjà vu le pic des marges opérationnelles» dans les résultats des entreprises. «Nos prévisions sont bien en-dessous du consensus actuel», assènent les analystes allemands, qui prévoient «une stagnation» des bénéfices des entreprises en 2023 et 2024, «notamment dans les pays développés.»

Face à ces défis, les marchés s'attachent aux déclarations des banquiers centraux comme à des bouées. Leur délicat numéro d'équilibriste entre la lutte contre l'inflation et le ralentissement de l'activité économique sera encore à l'ordre du jour du Forum annuel de la banque centrale européenne à Sintra (Portugal), où Christine Lagarde et le président de la Fed Jerome Powell doivent prendre la parole.

Les foncières souffraient après une note de Bank of America (BAC) négative pour le secteur de l'immobilier, avec plusieurs dégradations de notes. «La croissance des loyers va disparaître» notamment en raison «des pressions récessionnistes». 

En France, Covivio (COV.PA) reculait de 6,23%, Icade (ICAD.PA) de 5,87%, Gecina (GFC.PA) de 5,89%, Klepierre (LI.PA) de 5,51%, Unibail-Rodamco-Westfield (URW.AS) de 5,42%. British Land (BLND.L) baissait de 6,94%, Land Securities (LAND.L) de 4,62% à Londres et Inmobiliaria Colonial (COL.MC) de 5,60% à Madrid. 

Le géant de l'habillement suédois Hennes & Mauritz (HM-B.ST) a annoncé mercredi un bénéfice net et des ventes en hausse et supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, grâce à une bonne performance des achats en ligne comme en magasin, avec un bénéfice net en hausse de 33%, à environ 3,7 milliards de couronnes suédoises (environ 345 millions d'euros). Le titre prenait 5,47%. 

Après des chiffres faisant étant de baisse des ventes en Angleterre, lors de son premier trimestre, la chaîne britannique spécialisée dans le discount B&M (BME.L) prenait 1,69%. Elle a confirmé des objectifs pour 2023, tels qu'indiqués fin mai.  

Le pétrole s'orientait en hausse avant la réunion des pays exportateurs de pétrole de l'OPEP+ jeudi, dans un contexte de demande solide et de menaces sur l'approvisionnement dans plusieurs pays producteurs. 

L'euro évoluait à 1,052 6 dollar américain ($ US) (+0,06%).

Le bitcoin reculait de 0,81% à 20 085$ US.

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