Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture vendredi

Publié le 13/05/2022 à 08:10, mis à jour le 13/05/2022 à 08:15

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture vendredi

Publié le 13/05/2022 à 08:10, mis à jour le 13/05/2022 à 08:15

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. Les Bourses mondiales rebondissaient pour la dernière séance d'une semaine très volatile et plombée par l'inflation, tandis que le bitcoin et l'euro tentaient de se reprendre après de lourdes pertes.

En Europe, Paris, Londres, Francfort et Milan prenaient du terrain.

Après une séance mitigée jeudi, Wall Street s'orientait vers une ouverture en hausse. Le contrat à terme du Dow Jones haussait après avoir enchaîné six séances consécutives de baisse. Le S&P 500 montait et, même chose, pour le Nasdaq, malgré la chute à venir de l'action Twitter.

Les places asiatiques ont été plus vigoureuses, notamment Tokyo et Hong Kong.

 

Les indices boursiers à 08h04

Aux États-Unis, les contrats à terme du Dow Jones affichaient une hausse de 274,00 points (+0,87%) à 31 926,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 gagnaient 50,50 points (+1,29%) à 3 977,75 points. Les contrats à terme du Nasdaq affichaient une hausse de 230,75 points (+1,93%) à 12 178,00 points.

À Londres, le FTSE 100 haussait de 114,93 points (+1,59%) à 7 348,27 points. À Paris, le CAC 40 haussait de 91,97 points (+1,48%) à 6 298,23 points. À Francfort, le DAX affichait une hausse de 190,08 points (+1,38%) à 13 929,72 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a monté de 678,93 points (+2,64%) à 26 427,65 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a haussé de 518,43 points (+2,68%) à 19 898,77 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain augmentait de 1,74 $ US (+1,64%) à 107,87 $ US. Le baril de Brent de la mer du Nord avançait de 1,75 $ US (+1,63%) à 109,20 $ US.

 

Le contexte

«Si vous cherchez la nouvelle positive qui est responsable de la reprise ce matin, vous n'en trouverez pas», prévient Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets.

La semaine a jusqu'ici été mouvementée et très volatile sur des marchés financiers plombés par un cocktail de risques: tour de vis monétaire, inflation record, risque de récession et conflit géopolitique en Europe. 

Dans ce contexte, «le dollar américain a continué à faire office de valeur refuge», constate Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Le billet vert a atteint un nouveau plus haut en cinq ans face à la monnaie européenne qui est tombée sous la barre des 1,04 $ US pour un euro jeudi. L'euro s'adjugeait 0,06% à 1,0386 $ US vers 7h45, heure du Québec.

L'aversion au risque des investisseurs a en revanche poussé le bitcoin à un plus bas depuis fin 2020 jeudi. Vendredi il tentait un rebond (+6,80% à 30 500 $ US) après avoir perdu 35% de sa valeur depuis le début de l'année.

Les autres grandes cryptomonnaies n'ont pas résisté au désintérêt des marchés et tout le secteur se retrouve déstabilisé. 

Signe de l'ampleur du choc, des stablecoins, ces actifs dont les émetteurs garantissent une parité inviolable avec le dollar, ont vu leur cours évoluer.

Pour les marchés actions, obnubilés par le tour de vis de la banque centrale américaine, la Fed, le seul élément positif de la séance réside dans les déclarations de Jerome Powell, qui est resté en ligne avec ses précédentes annonces.

Jeudi, le président de la Fed s'est déclaré en faveur de deux hausses des taux de 0,5 point de pourcentage lors des deux prochaines réunions «si l'économie évolue comme prévu» et, selon Bloomberg, il a réaffirmé que la Fed n'envisageait pas un relèvement plus abrupt de 0,75 point.

M. Powell a cependant averti que le contrôle de l'inflation «ne se ferait pas sans douleur» et que ramener l'inflation à environ 2% sans créer de récession économique «peut en réalité dépendre de facteurs» que l'institution monétaire ne contrôle pas.

Au vu des dernières statistiques économiques, «il est de plus en plus difficile de voir comment la Fed va réussir un “atterrissage en douceur” pour l'économie», estime Neil Wilson, de Markets.com.

Elon Musk a indiqué suspendre l'acquisition de Twitter dans l'attente de détails sur la proportion de faux comptes sur le réseau social. Le titre chutait de près de 14% dans les échanges électroniques d'avant-séance.

Les tensions concernant les approvisionnements de gaz russe en Europe inquiètent toujours les investisseurs. 

Cela bénéficiait aux entreprises du secteur de l'énergie et surtout celles engagées dans les énergies renouvelables. Siemens Energy prenait 4,77%, RWE 2,60%, Neoen 4,92%, Engie 2,36% et Endesa 1,50%.

Les prix du pétrole montaient aidés par les craintes d'une possible restriction de l'offre, notamment avec le projet d'embargo européen.


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