Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Publié le 08/07/2021 à 07:31, mis à jour le 08/07/2021 à 07:46

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Publié le 08/07/2021 à 07:31, mis à jour le 08/07/2021 à 07:46

Le logo de la Fed

«Si le (resserrement monétaire) n'est pas pour tout de suite aux États-Unis, il approche néanmoins», analyste Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC. (Photo: Getty Images)

Les marchés actions s'affolaient jeudi, au lendemain de la publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed et alors que les inquiétudes concernant le variant Delta de COVID-19 s'intensifient.

 

Les indices

Aux États-Unis, les contrats à terme sur les indices boursiers évoluaient en baisse. Ceux du Dow Jones reculaient de 446 points, ou de 1,32%, à 34 122 points. Ceux du S&P 500 cédaient 54 points, ou 1,29%, à 4 293 points et ceux du Nasdaq reculaient de 192 points, ou de 1,3%, à 14 609 points.

En Europe, vers 7H30, Paris perdait 2,33%, Londres 1,86%, plombée en particulier par les minières et les pétrolières, Francfort reculait de 1,87% et Milan chutait de 1,85%.

En Asie, l'inquiétude quant à la progression de la pandémie s'est ajoutée aux incertitudes liées à l'évolution des politiques monétaires. Tokyo a perdu 0,88%, Shanghai 0,79% et Hong Kong a enregistré un fort recul de 2,99%.

 

Le contexte 

La Bourse de New York a clôturé mercredi en hausse, soutenue par le pragmatisme de la Réserve fédérale. Mais au réveil, les marchés asiatiques et européens semblent faire une autre interprétation du compte rendu de la dernière réunion de la Banque centrale américaine.

Selon le compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve Fédérale (Fed) des 15 et 16 juin -- les fameuses «Minutes de la Fed»--, les membres du Comité monétaire et financier ont été surpris par la vitesse et l'ampleur de la poussée de l'inflation liée à la réouverture de l'économie américaine.

L'hypothèse que les poussées inflationnistes ne seraient que transitoires est par ailleurs confirmée, même si les membres sont en désaccord sur la durée probable du pic inflationniste.

«Si le (resserrement monétaire) n'est pas pour tout de suite aux États-Unis, il approche néanmoins», analyste Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

«La normalisation progressive des politiques monétaires, qui pourrait précéder celle des politiques budgétaires l'année prochaine (...) ira de pair avec le ralentissement économique après le rebond très fort en sortie de crise sanitaire», ajoute-t-il. 

Dans la foulée de la Fed, la Banque centrale européenne (BCE) va publier jeudi le compte-rendu de sa dernière réunion de politique monétaire de juin, qui sera suivi d'une conférence de presse sur sa revue stratégique et les axes de réforme de son action. 

Les analystes s'attendent à ce que la présidente de l'institution Christine Lagarde annonce une légère redéfinition de la cible de l'inflation, laissant plus de flexibilité à la politique monétaire, et une prise en compte plus réaliste du coût du logement dans le calcul de l'indice des prix.

Au lieu d'être fixé à «proche mais en dessous» de 2%, le nouvel objectif passerait à 2%, considérant que ce plafond peut être dépassé pendant un certain temps. 

Du côté des indicateurs, les exportations allemandes ont progressé en mai, pour le treizième mois d'affilée, se rapprochant de leur niveau d'avant crise de la COVID-19. 

En Russie, l'inflation, portée par l'augmentation des prix des aliments de base, a poursuivi sa hausse en juin, à 6,5% sur un an.

Sur le plan sanitaire, «la diffusion du nouveau variant de coronavirus en Europe ne suscite pas de panique, mais plombe tout de même l'humeur des investisseurs», commente Milan Cutkovic, pour AXI.

 

Du côté du pétrole

La référence américaine, le WTI pour livraison en août, perdait 1,81% à 70,93 euros le baril, tandis que le Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre lâchait 1,50% à 72,33 dollars.

Les valeurs du secteur étaient entraînées dans le rouge par cette tendance.

Royal Dutch Shell (action «B») reculait de 1,30% à 1 402 pence.

À Paris, TotalEnergies cédait 1,67% à 36,85 euros, et à Milan, Eni lâchait 1,72% à 10 euros.

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