Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

Publié le 07/12/2022 à 08:17, mis à jour le 07/12/2022 à 08:36

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture mercredi

Publié le 07/12/2022 à 08:17, mis à jour le 07/12/2022 à 08:36

(Photo: Getty Images)

REVUES DES MARCHÉS. La peur d’une récession économique poussait les marchés dans le rouge mercredi, les investisseurs préférant récupérer leurs gains avant la prochaine réunion de la banque centrale américaine. 

Wall Street s’annonçait en net repli à l’ouverture: de 0,5% pour le Dow Jones à 1% pour le Nasdaq selon leurs contrats à terme. La veille, la place new-yorkaise s’était déjà inquiétée d’une perspective de dégradation plus marquée que prévu de l’économie l’an prochain.

 

Les indices boursiers à 08h15

Les contrats à terme du Dow Jones descendaient de 110,00 points (-0,33%) à 33 523,00 points. Les contrats à terme du S&P 500 cédaient 23,25 points (-0,59%) à 3 921,75 points. Les contrats à terme du Nasdaq affichaient un recul de 113,00 points (-0,98%) à 11 453,00 points.

À Londres, le FTSE 100 retraitait de 8,39 points (-0,11%) à 7 513,00 points. À Paris, le CAC 40 affichait un recul de 34,42 points (-0,51%) à 6 653,37 points. À Francfort, le DAX perdait 75,74 points (-0,53%) à 14 267,45 points.

En Asie, le Nikkei de Tokyo a retraité de 199,47 points (-0,72%) à 27 686,40 points. De son côté, le Hang Seng de Hong Kong a terminé en baisse de 626,36 points (-3,22%) à 18 814,82 points.

Du côté du pétrole, le prix du baril de WTI américain montait de 0,08 $US (+0,11%) à 74,33 $US. Le baril de Brent de la mer du Nord haussait de 0,08 $US (+0,10%) à 79,43 $US.

Le contexte

«La récente série de données macroéconomiques disparates est susceptible d’affecter l’appétit pour le risque à court terme, les opérateurs étant tentés de prendre des bénéfices avant la fin de l’année», commente Pierre Veyret, analyste d’ActivTrades. 

De plus, à une semaine de la prochaine réunion de la banque centrale américaine, les investisseurs sont dubitatifs. «Les preuves que les salaires continuent d’augmenter pourraient pousser le président de la Fed Jerome Powell, qui s’est déjà exprimé sur le risque qu’un marché du travail trop tendu présentait pour l’inflation, à défendre» l’idée que les taux ont encore besoin d’être remontés, juge Mark Haefele, analyste chez UBS.

Sur le marché obligataire, les taux souverains étaient plutôt stables.

L’action des banques centrales pour lutter contre l’inflation commence à se faire ressentir sur l’activité et les investisseurs craignent désormais de voir l’économie mondiale entrer en récession. 

Le PDG de la banque JPMorgan Chase Jamie Dimon a notamment prévenu, sur la chaîne CNBC, que l’inflation et les mesures de la Fed pour la contrer «pourraient bien faire dérailler l’économie et provoquer une récession modérée ou sévère».

Le directeur général d’une autre banque, Goldman Sachs, David Solomon, est allé dans le même sens, et a dit s’attendre à «une période agitée» sur le plan économique.

En Allemagne, la production industrielle est cependant restée stable en octobre, après son rebond de septembre, sur fond de guerre en Ukraine et de crise énergétique qui plombent le secteur.

Ces perspectives moroses éclipsaient l’annonce par Pékin d’un allègement général des règles sanitaires contre le Covid-19, autorisant certains cas positifs à effectuer leur quarantaine à domicile et réduisant son recours aux tests PCR généralisés.

Les chiffres de la balance commerciale de la Chine illustrent les dégâts que la stratégie sanitaire zéro COVID a causé à la deuxième économie mondiale, où les exportations et importations ont plongé en novembre à des niveaux jamais vus depuis début 2020.

La Bourse de Hong Kong a fini en baisse de plus de 3% et Shanghai de 0,4%.

Les actions de Sanofi et GSK s’envolaient respectivement de 5,48% et de 7,57% après une victoire juridique dans le cadre d’un litige au long cours aux États-Unis lié au médicament contre les brûlures d’estomac Zantac.

Les prix du pétrole progressaient légèrement, hésitant entre l’inquiétude concernant l’éventuel impact pour la demande de nouvelles hausses de taux par les banques centrales et les risques pour l’offre liés aux dernières sanctions contre le brut russe.

L’euro se renforçait face à la plupart des autres monnaies, aidé par les chiffres de la production industrielle allemande. La monnaie unique européenne prenait 0,67% face au dollar à 1,0536 $US pour un euro et progressait de 0,13% face à la livre à 0,8638 livre pour un euro.

Le bitcoin reculait de 1,17% à 16 790 $US.

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