Bourse: Wall Street en petite baisse après le discours de Powell

Publié le 26/02/2019 à 09:30, mis à jour le 26/02/2019 à 17:04

Bourse: Wall Street en petite baisse après le discours de Powell

Publié le 26/02/2019 à 09:30, mis à jour le 26/02/2019 à 17:04

Le bâtiment de la Bourse de New York

(Photo: 123RF)

REVUE DES MARCHÉS. Wall Street a terminé en petite baisse mardi après une prise de parole du patron de la banque centrale, Jerome Powell, réitérant sa volonté d'être «patient» avant toute décision sur les taux en raison des perspectives d'inflation.


Indices


Le S&P/TSX de Toronto a gagné 10 points, ou 0,07%, à 16 067 points. 


L’indice vedette de la place new-yorkaise, le Dow Jones, a perdu 33 points, ou 0,13%, à 26 057 points. 


Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a reculé de 5 points ou de 0,07%, à 7 549 points. 


L’indice composé S&P 500 est resté pratiquement stable à 2 793 points. 


Contexte


Les indices ont évolué tout au long de la séance entre hausse et baisse dans le sillage de l'intervention de Jerome Powell devant des sénateurs.


Au cours de cette prise de parole suivie d'une séance de questions réponses, le dirigeant de la Fed a averti que l'inflation aux États-Unis allait ralentir quelque temps, surtout à cause des bas prix de l'énergie.


C'est donc «le bon moment» pour la Fed «d'être patiente et d'attendre de voir» avant toute décision sur les taux, a-t-il indiqué.


«L'interprétation des propos de M. Powell a été perçue globalement positivement. Les investisseurs ont entendu ce qu'ils avaient envie d'entendre: la Fed va rester accommodante et scruter les indicateurs économiques avant d'agir», a réagi Nate Thooft, de Manulife AM.


Le faible taux d'inflation constitue un argument supplémentaire plaidant en faveur d'une pause dans les hausses de taux. En décembre, l'indice PCE n'a atteint en glissement annuel que 1,7%, et 1,9% sans les prix de l'énergie et de l'alimentation, a précisé M. Powell.


«Il est désormais difficile d'imaginer une inflation qui pourrait déclencher une hausse de taux subite», a affirmé Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial


De tels commentaires sont traditionnellement suivis d'une hausse des actions. Mais celles-ci n'ont pas décollé mardi car des propos similaires ont déjà été tenus par l'hôte de la banque centrale et qu'ils sont intervenus simultanément à des indicateurs économiques mitigés.


Première en 27 ans


Les mises en chantier de logements ont diminué plus que prévu en décembre sous l'effet notamment d'une hausse des prix des matériaux de construction. Le moral des ménages s'est quant à lui nettement amélioré en février, après un plus bas enregistré un janvier.


«Peu surprenant», a toutefois noté M. Thooft, dans la mesure où le moral avait chuté lors des trois mois précédents et qu'entre-temps, le marché des actions a rebondi, offrant de l'optimisme aux Américains qui investissent souvent en Bourse pour leur retraite.


Parmi les valeurs du jour, Fiat Chrysler a abandonné 1,54% à New York. Le constructeur automobile italo-américain a annoncé la construction d'une usine de production de voitures à Détroit, la première depuis 27 ans à «Motor City», dans le cadre d'un plan d'investissements de 4,5 milliards de dollars devant créer 6 500 emplois aux États-Unis. 


Tesla a cédé 0,30%. Son PDG, Elon Musk, a vertement critiqué mardi le gendarme américain de la Bourse, la SEC, en fustigeant tout particulièrement ses mécanismes de contrôle, ce qui risque d'envenimer des relations déjà tendues entre les deux parties. Un juge a donné à M. Musk deux semaines pour convaincre la justice de sa bonne foi après les accusations de la SEC lui reprochant d'avoir violé les termes d'un accord conclu l'an dernier pour solder une enquête.


Macy's a gagné 1,48% après l'annonce d'un plan de restructuration, notamment au sein de la chaîne de direction, qui lui permettra de réaliser 100 millions de dollars d'économies par an. 


L'avionneur Boeing a annoncé mardi avoir choisi Nikki Haley, l'ancienne ambassadrice de Donald Trump aux Nations Unies (ONU), comme nouveau membre de son conseil d'administration. Le titre a perdu 0,02%.


L'enseigne de bricolage et d'aménagement de la maison Home Depot s'est montrée prudente mardi pour l'année 2019, ravivant les inquiétudes des investisseurs sur le marché immobilier américain. Son cours a lâché 0,88%. 


AT&T a avancé de 0,29%. Le projet de rachat de Time Warner par le fournisseur de services téléphoniques est conforme à la loi, a affirmé mardi en appel la justice américaine après avoir été saisie par le ministère de la Justice (DoJ).


Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette à dix ans reculait à 2,639% en fin d'après-midi, contre 2,663% lundi à la clôture, et celui sur la dette à 30 ans à 3,007%, contre 3,027% la veille.

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