Bourse: l'indice S&P/TSX recule pendant le congé américain

Publié le 03/07/2020 à 10:21, mis à jour le 03/07/2020 à 16:34

Bourse: l'indice S&P/TSX recule pendant le congé américain

Publié le 03/07/2020 à 10:21, mis à jour le 03/07/2020 à 16:34

Des puits de pétrole.

(Photo: 123RF)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de Toronto termine la séance de vendredi sur une légère baisse, alors que les marchés américains sont fermés pour les célébrations entourant la Fête de l'Indépendance.

 

Les indices

À Toronto, l'indice S&P/TSX a perdu 25 points, ou 0,16%, à 15 596 points.

 

Le contexte 

À Toronto, les secteurs des financières et des matériaux étaient notamment en recul à l'ouverture.

Le dollar canadien était pratiquement stable par rapport à la devise américaine, à 73,68 cents US.

Les prix du pétrole perdaient du terrain, illustrant la préoccupation des investisseurs au sujet de la propagation de la COVID-19 et ses effets dévastateurs sur la demande d'or noir, alors que le volume de l'offre doit remonter dans les prochaines semaines. 

Vers 05h50, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 42,53 dollars à Londres, en baisse de 1,41% par rapport à la clôture de jeudi.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois d'août perdait 1,53%, à 40,03 dollars. 

«L'augmentation des cas de coronavirus dans le monde, et plus particulièrement aux États-Unis, pèse sur les prix du brut ce matin», a estimé Al Stanton, analyste de RBC.

«La récente flambée des cas de COVID-19 pourrait faire dérailler le marché», a enchéri Stephen Brennock, de PVM. 

La pandémie continue de frapper durement le continent américain avec un nouveau record de contaminations jeudi aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé de la planète, selon le comptage de l'université Johns Hopkins qui fait référence. 

«Si cette tendance se poursuit, la demande de pétrole dans la région est menacée», a expliqué Louise Dickson, de Rystad Energy, du fait des mesures de confinement qui affectent particulièrement le secteur des transports.

De plus, «les États-Unis ne sont pas le seul pays à présenter des statistiques inquiétantes. D'autres en Amérique du Sud, au Moyen-Orient et en Asie offrent des raisons de s'inquiéter», a-t-elle ajouté.

Côté offre, le club de producteurs constitué des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix alliés, dont la Russie, maintient pour le moment le passage de la coupe commune de 9,7 millions de barils par jour (mbj) en place depuis mai à 7,7 mbj début août. 

«Outre cet ajout de 2 mbj, les investisseurs se préparent au retour de la production libyenne après six mois d'arrêt», a complété M. Brennock. 

Le retour de ces volumes sur le marché ne sonne pas comme une bonne nouvelle pour les cours car ils pourraient faire vaciller le fragile équilibre entre offre et demande que le cartel et ses alliés essayent de maintenir à coups de profondes saignées dans leur production.

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