Bourses: Paris perd 5%

Publié le 05/09/2011 à 11:16, mis à jour le 05/09/2011 à 11:17

Bourses: Paris perd 5%

Publié le 05/09/2011 à 11:16, mis à jour le 05/09/2011 à 11:17

Par AFP

La Bourse de Paris accentuait ses pertes lundi après-midi, lâchant 5,02%, sous les 3.000 points, plombée par la chute des valeurs bancaires, sur fond d'inquiétudes quant au sauvetage de la Grèce.

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A 16H20 (14H20 GMT), le CAC 40 perdait 158,13 points à 2.990,40 points, dans un volume d'échanges de 2,051 milliards, relativement fourni malgré la fermeture de Wall Street pour cause de jour férié.

"C'est la débandade, la chute libre. La confiance est aux tréfonds et personne ne fait quoi que ce soit pour rassurer", commente Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities.

Le marché parisien souffrait depuis l'ouverture, déprimé par les chiffres de l'emploi américain vendredi, qui ont renforcé les craintes d'une récession de la première économie mondiale.

Les investisseurs exprimaient par ailleurs leurs plus grands doutes quant à la crise de la dette en zone euro, d'autant que la Grèce ne parvient pas à réduire son déficit ni à améliorer sa croissance comme prévu.

"Le deuxième plan d’aide à la Grèce est mort-né. La Grèce a déjà dérapé par rapport aux nouveaux objectifs de déficit", résume Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities, alors que les Parlements des pays de la zone euro s'apprêtent à voter les décisions du sommet du 21 juillet.

De son côté, le gouverneur de la Banque d'Italie et futur président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a appelé lundi à une "large" révision du traité européen de Lisbonne, jugeant insuffisantes les mesures de court terme prises pour lutter contre la crise de la zone euro.

Pour le vendeur d'actions, "les investisseurs n'ont aucune raison d'investir d'autant que la semaine qui s'annonce sera très lourde en rendez-vous".

Le marché se préparait à la décision de la Cour constitutionnelle allemande sur la première aide à la Grèce et sur le Fonds de soutien européen (FESF) mercredi, à la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et l'annonce de mesures de soutien à l'emploi par Barack Obama jeudi, sans compter le G7 finances en fin de semaine.

Aucune valeur du CAC 40 n'était dans le vert et les valeurs bancaires, premières victimes de la crise de la dette, chutaient très lourdement.

Société Générale dégringolait de 8,78% à 20,22 euros, signant la plus forte baisse du CAC 40, seule banque française visée comme 16 autres établissements dans le monde, par une plainte aux Etats-Unis pour des fraudes sur des crédits immobiliers à risque ("subprime").

Dans son sillage, BNP Paribas perdait 6,34% à 31,30 euros et Crédit Agricole 5,37% à 5,85 euros.

Les valeurs les plus dépendantes de la conjoncture étaient très chahutées à l'image de Peugeot (-7,45% à 18,38 euros), Renault (-6,40% à 24,78 euros), ArcelorMittal (-6,87% à 13,16 euros) ou encore Saint Gobain (-6,25% à 30,90 euros).

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