Un projet pharaonique de Bombardier... en Égypte

Publié le 12/07/2017 à 16:30

Un projet pharaonique de Bombardier... en Égypte

Publié le 12/07/2017 à 16:30

Par François Remy

Alors que les contrats semblaient dernièrement lui échapper, Bombardier (BBD.B) se retrouve aux commandes d'un projet de 4 milliards de dollars américains au Caire. Un gigantesque contrat potentiel que la société ne désire pas trop ébruiter.

«Bombardier signe un contrat de 4 milliards $ pour construire une 6ème ligne de métro au Caire», titrent depuis ce mardi plusieurs médias d’Égypte. Les articles évoquent une brochette d’officiels, du ministre égyptien des transports au président de l’autorité nationale des tunnels, le tout aux côtés du vice-président des ventes de Bombardier Transport pour l’Afrique.

Contactée par Les Affaires, Bombardier Transport nous explique qu'aucune communication n'était prévue à ce sujet puisqu'il s'agit d'un «contrat très important mais seulement potentiel», souligne Marc-André Lefebvre, responsable des relations avec la presse.

Bombardier Transport a en fait conclu un protocole d’accord non contraignant avec l’Égypte pour construire la nouvelle ligne du métro cairote. L'entreprise canadienne doit orchestrer les études de mobilité, de faisabilité ou encore de financement.

«Nous préparons une offre complète avec l'ensemble des éléments requis que le gouvernement égyptien devra considérer comme base de négociation», poursuit le porte-parole. Pour cela, Bombardier dispose d'une période de 6 mois et demi, selon les termes de l'accord.

L’entente prévoit par ailleurs de favoriser les fournisseurs nationaux et l’utilisation des produits égyptiens, la composante locale devant atteindre une proportion «d’au moins 40%», a précisé le ministère des transports.

Le réseau de la capitale égyptienne se montrant saturé, les gouvernants tentent donc de décharger les trois lignes existantes. Le coût du projet, qui fera émerger à terme 24 stations sur une ligne de 30 kilomètres, s’élève à 4 milliards de dollars américains. Aucune échéance n’a été retenue par le gouvernement Ismaïl mais le contrat ne pourra être finalisé au plus tôt que dans le courant 2018.

C'est une première dans ce pays pour Bombardier Transport, déjà présent sur le continent africain, à Johannesburg notamment, ou dans les régions voisines, comme en Israël. Et pour celles et ceux qui se demandent pourquoi l'Égypte s'adresse soudainement à Bombardier Transport pour mener les réflexions sur l'expansion de son métro principal, l'entreprise fait valoir son expertise et sa masse critique en la matière.

Enfin, notons que les 4 milliards $ représentent l'estimation globale. «La part des coûts impliquant Bombardier reste à définir étant donné que le projet inclut d'autres parties pour les travaux de construction des gares, des tunnels, etc.», indique Marc-André Lefebvre. Si le contrat venait à être signé dans un futur proche, Bombardier Transport ne devrait fournir «que» les véhicules roulant, les systèmes de signalisation, l'ingénierie d'exploitation.

Les développements sont donc à suivre de près car rappelons qu’en 2015, le ministre du logement égyptien avait affirmé négocier avec Bombardier Transport la construction d’un métro sans conducteur Innovia 300 au Caire pour un montant de 1,5 milliard $US. Une annonce que le porte-parole de Bombardier n'avait pas commentée à l'époque et qui ne serait pas directement liée au projet actuel.

Et pour cause, en janvier 2016, le ministre des transports s’était entendu avec la China Railway Construction Corp à propos du même projet, alors estimé de 3,5 milliards.

 

 


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