Telus affiche des profits et des revenus en hausse au quatrième trimestre

Publié le 09/02/2024 à 12:23

Telus affiche des profits et des revenus en hausse au quatrième trimestre

Publié le 09/02/2024 à 12:23

Par La Presse Canadienne

Telus indique que les connexions vocales résidentielles ont diminué de 7000 au cours du trimestre. (Photo: La Presse Canadienne)

Telus n’a pas l’intention d’arrêter la construction de son propre réseau de fibre optique en réponse aux récentes mesures réglementaires, mais affirme que le CRTC doit trouver un équilibre entre la promotion de la concurrence et les incitations à investir pour les grands opérateurs. 

Le directeur financier Doug French a affirmé vendredi que l’entreprise de télécommunications établie à Vancouver était d’accord avec certains de ses concurrents sur le fait que les grands fournisseurs sont confrontés à «de nombreux défis».

«Il faut avoir un retour sur actifs à un moment donné, a-t-il déclaré dans une entrevue après que la société a publié ses résultats du quatrième trimestre. Le don ou l’accès à un actif à des tarifs réduits ne vous incite pas à en construire davantage.»

Un jour plus tôt, la société mère de Bell Canada a annoncé qu’elle réduisait ses effectifs de 9% et a averti qu’elle pourrait réduire davantage ses dépenses de réseau, car elle reste en désaccord avec le CRTC sur ce qu’elle appelle une orientation réglementaire «prédéterminée».

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annoncé en novembre dernier qu’il obligerait temporairement les grandes compagnies de téléphone, notamment Bell et Telus, à fournir à leurs concurrents un accès à leurs réseaux de fibre optique jusqu’au domicile en Ontario et au Québec dans un délai de six mois. (La règle ne s’applique pas à l’autre grand opérateur du Canada, Rogers Communications, qui utilise un réseau câblé.)

La décision vise à stimuler la concurrence pour les services internet, et le CRTC a déclaré au moment de son examen qu’il pourrait potentiellement rendre cette orientation permanente et l’appliquer à d’autres provinces. L’organisme de réglementation tiendra une audience la semaine prochaine dans le cadre de cet examen.

Bell a réagi en réduisant ses projets d’investissement dans le réseau de 1,1 milliard de dollars (G$) d’ici 2025, y compris une réduction minimale de 500 millions de dollars (M$) cette année. L’entreprise a déclaré jeudi que d’autres réductions seraient possibles si de nouvelles décisions défavorables étaient rendues par le régulateur.

M. French a affirmé que Telus poursuivrait comme prévu ses propres investissements dans son réseau, mais qu’elle examinait continuellement «les aspects économiques et les rendements».

«En fonction de la façon dont les choses se dérouleront dans les prochaines années, nous pourrons faire d’autres choix, a-t-il déclaré. Mais pour le moment (…), nous avons été capables de très bien performer dans un marché dynamique et nous procéderons comme prévu, à moins qu’il n’y ait quoi que ce soit qui puisse changer notre façon de voir l’économie et notre capacité à construire en fonction de l’abordabilité.»

 

La restructuration 

Telus avait annoncé ses propres suppressions de 6000 emplois en août dernier afin de s’adapter à une «industrie en transformation rapide», affirmant à l’époque que des questions telles que la réglementation et la concurrence l’avaient amenée à réduire sa masse salariale. L’entreprise a déclaré que la restructuration coûterait 475 M$ en 2023, mais entraînerait des économies annuelles de plus de 325 M$.

M. French a indiqué vendredi que ces compressions étaient réalisées à 75 à 80% à la fin de l’année dernière, mais que certains coûts de restructuration se répercuteraient sur le premier trimestre 2024.

Telus a déclaré un bénéfice net attribuable aux actions ordinaires au quatrième trimestre de 288 M$, en hausse par rapport à 248 M$ un an plus tôt.

La société de télécommunications affirme que le bénéfice s’est élevé à 20 cents par action pour le trimestre clos le 31 décembre, contre 17 cents par action au cours des trois derniers mois de 2022.

Les revenus d’exploitation et autres produits ont totalisé 5,20 G$, contre 5,06 G$ au même trimestre un an plus tôt.

Sur une base ajustée, Telus affirme avoir engrangé 24 cents par action pour son quatrième trimestre, le même bénéfice que pour son quatrième trimestre de 2022.

 

Telus «ne compte pas sur des augmentations de prix» pour 2024 

Au quatrième trimestre, Telus a déclaré avoir enregistré un total de 404 000 ajouts nets de clients dans l’ensemble de ses services.

Les 126 000 nouveaux abonnés nets de téléphonie mobile de la société représentent une hausse de 13% par rapport au même trimestre de l’année précédente. Mais le taux de désabonnement mensuel de Telus pour les abonnés mobiles était de 1,40%, en hausse par rapport à 1,22% au cours du quatrième trimestre précédent.

Le revenu moyen par utilisateur de téléphonie mobile de Telus s’est chiffré à 58,50 $, en baisse de 19 cents ou 0,3% par rapport au quatrième trimestre de l’année précédente. La société a attribué ce recul à la baisse des revenus excédentaires, car les clients continuent d’adopter des allocations de données plus importantes ou illimitées dans leurs forfaits tarifaires.

M. French a affirmé que Telus «ne compte pas sur des augmentations de prix» pour 2024 à la lumière de cette baisse des revenus par utilisateur.

«Je ne m’attends pas du tout à un ralentissement de la compétitivité. Au contraire, elle continue d’être très intense et il est très difficile d’augmenter les prix sur un marché extrêmement concurrentiel», a-t-il déclaré.

Les récentes hausses de prix d’autres sociétés de télécommunications ont attiré l’attention des politiciens fédéraux et des réactions négatives de la part de certains clients.

Les membres du Comité permanent de l’industrie et de la technologie ont discuté du sujet le mois dernier après que Rogers a confirmé que les prix augmenteraient en moyenne de 5 dollars pour les clients sans fil sans contrat. Certains clients de Bell ont également reçu des avis plus tôt cette année, les informant que leurs factures de services sans fil allaient augmenter.

Bien qu’il n’ait pas l’intention de faire de même, M. French a déclaré qu’il espérait qu’Ottawa et le CRTC prendraient note des données sur l’inflation de Statistique Canada qui suggèrent que les prix des télécommunications ont baissé.

Les coûts des services cellulaires ont diminué de plus de 47% au cours des cinq dernières années, alors qu’une inflation globale de 19% a été enregistrée pour la même période, selon les données compilées par l’Association canadienne des télécommunications.

M. French a affirmé que Telus demandait «de la transparence et de la cohérence» de la part du régulateur dans la prise de ses décisions.

«Il y a toujours un bon moment pour, par exemple, dire que nous faisons apparemment quelque chose de mal, mais nous n’obtenons pas le crédit que nous méritons pour la manière dont nous avons contribué à alimenter l’économie et la façon dont les prix baissent, a déclaré M. French. La nature concurrentielle de notre industrie est très, très intense et je pense que c’est sous−estimé.»

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