Quels seront les géants de demain ?

Publié le 19/01/2011 à 06:00, mis à jour le 19/01/2011 à 06:15

Quels seront les géants de demain ?

Publié le 19/01/2011 à 06:00, mis à jour le 19/01/2011 à 06:15

Par Olivier Schmouker

La majorité des futurs géants viendront de Chine. Photo : Bloomberg.

L’avenir semble appartenir aux grandes entreprises qui sont en train de naître dans les pays émergents, car celles-ci sont «plus puissantes, plus innovantes et plus voraces» que nombre de multinationales occidentales, en passe de devenir, elles, des dinosaures. C’est du moins ce qui ressort du rapport Global Challengers 2011 du Boston Consulting Group.

Ainsi, une centaine d’entreprises sont en train de «bouleverser l’ordre économique mondial», et ce sans qu’on s’en rende vraiment compte aujourd’hui dans les pays développés. Ces entreprises sont déjà de grands groupes chez elles, c’est-à-dire dans les pays émergents, et en particulier dans les pays du BRICM (Brésil, Russie, Indonésie, Chine et Mexique). «Elles entament la décennie en position de force», souligne même le rapport, en ajoutant qu’une cinquantaine d'entre elles pourraient figurer d’ici cinq ans dans le classement Fortune Global 500 des plus grandes sociétés du monde.

Qui sont-elles au juste? Pour commencer, des géants dont les noms sont déjà connus de tous : la pétrolière brésilienne Petrobras, le sidérurgiste russe Severstal, le holding indien Tata Group, le constructeur China Communications Construction, etc. Moins connues, d'autres sociétés, comme le leader brésilien des cosmétiques Natura ou le groupe agroalimentaire mexicain Bimbo, seraient des géants en devenir.

De nouvelles entreprises figurent dans le palmarès établi cette année par BCG. Parmi les 23 nouveaux figurent «des lions africains, des pumas latino-américains et des tigres asiatiques», à l’image des sud-africaines Bidvest, Sappi et Sasol et de l'égyptienne El Sewedy Electric.

Comment ces futurs géants grandissent-ils actuellement? Surtout par l’entremise d’opérations de fusion-acquisition. Ces dix dernières années, 60% des acquisitions réalisées à l'étranger par les sociétés de ce classement ont été effectuées dans des pays industrialisés, que ce soit pour élargir leur taille, acquérir des marques ou maîtriser des technologies. Ces opérations leur ont en moyenne coûté 554 millions de dollars américains, contre 337 millions pour leurs acquisitions dans des pays en voie de développement.

À l'horizon 2020, ces entreprises devraient réaliser un chiffre d'affaires collectif de 8 000 milliards de dollars américains, soit le montant actuel des revenus des sociétés de l'indice boursier S&P 500. En 2009, leur chiffre d’affaires global équivalait à 1 300 milliards.

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