Préférer les banques américaines?


Édition du 22 Février 2014

Préférer les banques américaines?


Édition du 22 Février 2014

Photo: Bloomberg

Compte tenu de la bonne progression des actions des banques canadiennes l'an dernier, François Têtu, conseiller en placements chez Valeurs mobilières Desjardins, se montre plus tiède à leur endroit.

À cause des risques au Canada (faible croissance économique, immobilier qui plafonne, endettement des ménages), il conserverait les actions de la Banque TD et de la Banque Scotia, qui sont plus présentes à l'étranger. Toutefois, il pense que les banques américaines offrent un potentiel de rendement supérieur malgré leur dividende moindre (en moyenne, 1,63 % aux États-Unis par rapport à 3,85 % au Canada).

«Le ratio cours/valeur comptable de la Bank of America n'est que de 0,8, tandis que celui de la Banque Royale est de 2,3. La Scotia est à 1,9», donne-t-il en exemple. «Si quelqu'un est prêt à sacrifier un peu de dividende pour avoir un potentiel de croissance du capital, il est préférable qu'il se tourne vers les banques américaines.» Là-bas, les prévisions de croissance de l'économie sont meilleures qu'au Canada : le secteur immobilier est en voie de recouvrer la santé et la situation financière des ménages s'améliore grandement.

Il y a un hic : le risque lié au taux de change. Avec un dollar canadien qui a perdu beaucoup de valeur au cours des dernières semaines, le moment est moins propice pour acheter des titres libellés en devise américaine. Si le huard continue de baisser, cela accroîtra le rendement. Par contre, si on est près du plancher, à environ 90 cents américains, et que le huard remonte, alors les gains possibles seront amputés. «À court terme, je serais prudent», dit M. Têtu.

Un secteur défensif

Luc R. Fournier, gestionnaire de portefeuille chez l'Industrielle Alliance, avoue être «légèrement sous-pondéré» dans les titres bancaires canadiens. «Elles ont bien performé récemment. Puisque l'économie globale va mieux, un secteur défensif comme celui des banques perd de son lustre au profit de secteurs plus liés à la croissance.»

Enfin, au Canada, M. Fournier ne privilégie pas vraiment une banque plus qu'une autre. «Il y a dix ans, il existait un écart important entre la performance de chacune, de l'ordre de 10 % à 15 %. Mais en 2013, cet écart n'a été que de 4 % entre celles qui ont le mieux performé et celles qui ont le moins bien fait [en Bourse]. La question n'est plus de savoir qui fait quoi et où, mais qui verse combien [en dividende].»

D'après une analyse réalisée à l'aide du logiciel StockPointer, Laurent Marien, vice-président chez Inovestor, note que le titre de la Banque Nationale est le plus attrayant parmi les six grandes banques du pays. La Nationale affiche non seulement la meilleure performance économique (rendement du capital des 12 derniers mois par rapport à son coût du capital), mais elle est la moins chère par rapport à sa valeur intrinsèque. Les investisseurs semblent accorder moins de valeur à la croissance future de la Nationale, ce qui pourrait être lié à sa plus grande dépendance aux gains des activités des marchés financiers.

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