Pendant que le huard s'envole, la confiance des PME diminue

Publié le 15/10/2009 à 13:41

Pendant que le huard s'envole, la confiance des PME diminue

Publié le 15/10/2009 à 13:41

Photo: Bloomberg

En quelques jours, le dollar canadien a gagné quatre cents. Depuis, il flirte autour de 97 cents américains. Quels impacts cela peut-il avoir sur les PME québécoises? Le premier vice-président du développement stratégique de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes, Richard Fahey, analyse la situation.

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Comment réagissent les PME à la hausse de la valeur du huard?

L’opinion à ce sujet n’est pas homogène. Un tiers des PME québécoises y trouvent leur compte, car il s’agit d’entreprises qui importent. Un autre tiers – ceux qui exportent – en ressent certainement les contrecoups. Je pense en particulier aux manufacturiers exportateurs. Et finalement, le dernier tiers est plutôt indifférent à la situation, car ses activités sont exclusivement locales.

Rappelons qu’en octobre, la confiance des PME du Québec avait grimpé d’un cran. C’était une première depuis le début de la récession. Le secteur manufacturier en profitait. Évidemment, avec la hausse de la valeur du dollar canadien, la reprise de l’optimisme pourrait être stoppée et la reprise quelque peu affectée.

Les entreprises pensent-elles développer de nouveaux marchés ?

Dans une certaine mesure, on assiste à une diversification des marchés. Environ 80% des exportations québécoises prennent la route des États-Unis, ce qui est un peu moins qu’auparavant. De plus, les discussions entre le Canada et l’Union européenne pourraient aboutir sur de nouvelles opportunités. Mais il ne faut pas jouer à l’autruche, le marché des États-Unis est – et restera – le principal marché. Nos voisins du Sud restent le plus grand marché au monde.

Les exportateurs québécois doivent prendre leur mal en patience?

Pas nécessairement. Il faut être proactif et profiter de la situation. Comment ? Les entreprises peuvent investir dans l’achat d’équipements qui les rendraient plus efficaces et qui, du coup, abaisserait leurs coûts de productions. Autres alternatives : se tourner vers le marché interprovincial. Car, il est erroné de penser qu’il est plus difficile de le faire des affaires entre les provinces. D’ailleurs, il faut favoriser l’essor de ce marché, en abaissant les barrières tarifaires.

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