Les difficultés de Bombardier Transport pèsent sur son rachat

Publié le 10/08/2020 à 09:15, mis à jour le 10/08/2020 à 14:04

Les difficultés de Bombardier Transport pèsent sur son rachat

Publié le 10/08/2020 à 09:15, mis à jour le 10/08/2020 à 14:04

Par AFP
Un train de Bombardier

(Photo: Getty Images)

Alstom (ALO), qui a reçu le feu vert de Bruxelles pour le rachat de Bombardier Transport, déplore lundi les difficultés « non prévues » auxquelles fait face la branche ferroviaire du groupe canadien et annonce vouloir « en tenir compte » dans les négociations à venir sur le prix d’acquisition.

« L’annonce des résultats trimestriels souligne des évolutions négatives et non prévues quant à [la branche] Bombardier Transport, laquelle fait face actuellement à des difficultés, notamment par rapport aux informations disponibles en amont de l’annonce, le 17 février 2020, de l’acquisition envisagée de Bombardier Transport par Alstom », regrette le groupe français dans un communiqué.

« Alstom tiendra compte des conséquences de ces évolutions financières et opérationnelles lors des discussions à venir avec Bombardier Inc. », prévient-il encore, sans plus de précision.

La Commission européenne a autorisé sous conditions fin juillet ce rachat, qui doit donner naissance au numéro deux mondial du rail, un an et demi après le mariage avorté entre Alstom et Siemens. Le 17 février, le constructeur ferroviaire français avait indiqué que « le prix d’acquisition de 100 % des actions de Bombardier Transport serait compris entre 5,8 et 6,2 milliards d’euros ».

Dès l’annonce du rachat, Alstom prévoyait un « mécanisme spécifique qui ajusterait le prix payé à la baisse dans le cas où Bombardier Transport aurait une position de trésorerie nette négative au 31 décembre 2020 », selon un communiqué de février.

La fusion elle-même ne semble toutefois pas remise en cause, Alstom indiquant qu’il « maintient sa forte conviction dans le rationnel stratégique de l’acquisition de Bombardier Transport ».

Le groupe est « confiant dans sa capacité à rétablir à moyen terme la rentabilité et les performances commerciales des activités de Bombardier Transport », poursuit-il.

Basé à Berlin, Bombardier Transport a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 8,3 milliards de dollars américains (7 milliards d’euros), terminant l’année avec un carnet de commandes de 35,8 milliards de dollars (30,1 milliards d’euros).

Cette branche de Bombardier est détenue à 32,5 % par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Au deuxième trimestre, son chiffre d’affaires a reculé de 33 %. La branche ferroviaire a dû inscrire un supplément de 435 millions de dollars « liée en grande partie à des coûts additionnels d’ingénierie, de certification et de modifications associés à un certain nombre de projets en voie d’achèvement principalement au Royaume-Uni et en Allemagne », a précisé Bombardier début août.

De son côté, Alstom a bouclé son exercice 2019-20 (clos fin mars) avec un chiffre d’affaires en légère progression, à 8,2 milliards d’euros. Son carnet de commandes culmine à 40,9 milliards d’euros.

À l’issue de la séance de lundi, le cours de l’action Alstom avait perdu 1,14 % à 46,79 euros, à la Bourse de Paris, dans un marché en hausse.

À suivre dans cette section


image

Gestion agile

Mercredi 07 octobre


image

Adjointes administratives

Mercredi 14 octobre


image

Femmes Leaders

Mercredi 21 octobre

À la une

Voulons-nous vraiment vivre dans ce monde?

18/09/2020 | François Normand

ANALYSE - Cessons d'écouter ceux qui disent que le développement durable mine l'économie, car c'est faux: il la stimule.

La Bourse en pause comme la reprise?

BLOGUE. Deux stratèges ne perdent pas espoir que les chouchous techno passent le bâton aux bénéficiaires de la reprise.

La Bourse sur une perspective de 100 ans (partie II)

18/09/2020 | Philippe Leblanc

BLOGUE INVITÉ. L'histoire du 20e siècle nous démontre que des changements majeurs sont à prévoir au 21e siècle.