Les déboires du Japon nuisent à la croissance canadienne

Publié le 13/04/2011 à 11:34, mis à jour le 13/04/2011 à 15:38

Les déboires du Japon nuisent à la croissance canadienne

Publié le 13/04/2011 à 11:34, mis à jour le 13/04/2011 à 15:38

Par La Presse Canadienne

[Photo : Bloomberg]

L'économie canadienne a vraisemblablement connu une croissance de 4,2 pour cent au cours des trois premiers mois de 2011, mais ce départ en flèche est d'ores et déjà terminé, estime la Banque du Canada dans ses plus récentes perspectives économiques.

Dans son Rapport sur la politique monétaire publié mercredi, la banque centrale dresse le portrait d'une économie qui ralentit et se prépare à une période prolongée de croissance lente, retenue par un dollar vigoureux, des consommateurs à cours d'argent et un gouvernement soucieux de réduire ses dépenses.

Le trimestre en cours devrait se solder par une croissance de 2 pour cent, un ralentissement en partie attribuable aux problèmes d'approvisionnement du secteur automobile à la suite du séisme et du tsunami qui ont frappé le Japon le mois dernier.

L'économie devrait toutefois reprendre de la vigueur dans la deuxième moitié de l'année. La croissance devrait se chiffrer à 2,7 pour cent aux troisième et quatrième trimestres.

La banque centrale attend ainsi une croissance de 2,9 pour cent pour l'ensemble de l'année 2011, et prévoit que l'économie ralentira encore davantage en 2012, avec une croissance de 2,6 pour cent, et en 2013, avec une progression de 2,1 pour cent.

Dans l'ensemble, le rapport ne donne pas l'impression que la Banque du Canada est pressée d'augmenter les taux d'intérêt au pays pour ralentir l'économie, puisque d'autres facteurs s'en chargent.

L'institution ne semble pas s'en faire outre mesure par rapport à l'impact de la hausse des prix du pétrole et de l'alimentation sur l'inflation. Elle note brièvement que l'inflation pourrait atteindre ces prochains mois trois pour cent, soit la limite supérieure de la fourchette préconisée par la banque centrale, mais elle ne donne par l'impression que cela l'inquiète.

"La progression modeste de la rémunération du travail qui est en cours, conjuguée à l'amélioration de la productivité, devrait continuer d'atténuer les pressions inflationnistes, qui seront en outre limitées par la valeur plus élevée postulée pour le dollar canadien", écrit la banque.

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