Les banques, pour les adeptes de rendement


Édition du 22 Février 2014

Les banques, pour les adeptes de rendement


Édition du 22 Février 2014

Photo: iStock

Les banques canadiennes ne causeront peut-être pas autant de surprises positives en matière de bénéfices qu'elles ne l'ont fait au cours des dernières années, mais elles restent un choix relativement attrayant pour les investisseurs en quête de dividendes solides et croissants.

Le secteur immobilier montre des signes d'essoufflement, les taux d'intérêt à long terme ont commencé à grimper, l'endettement des ménages a atteint un sommet historique en décembre. Hum... Pas trop bon, à première vue, pour les banques canadiennes et leurs actions en Bourse.

Mais attention. Si ces facteurs peuvent ralentir la croissance des bénéfices, les banques restent tout de même des machines à imprimer de l'argent. Malgré une progression moyenne de 18 % en 2013, les titres du secteur bancaire ont encore du carburant dans le réservoir et devraient continuer de progresser en 2014, croient des analystes.

Pourquoi ? En partie à cause de leur alléchant rendement du dividende, qui varie de 3,47 % à 4,44 % selon les institutions. Cela constitue un puissant aimant pour les investisseurs et les gestionnaires de fonds communs de placement.

«C'est l'histoire qui se déroule depuis la crise financière de 2009», affirme Luc R. Fournier, gestionnaire de portefeuille d'actions canadiennes à l'Industrielle Alliance. «Les taux d'intérêt ont baissé et les investisseurs recherchent tout ce qui peut fournir du rendement. Le secteur bancaire bénéficie donc de cet attrait-là. La majeure partie de l'argent qui a été investi dans les fonds d'actions ces dernières années l'a été dans des fonds de dividendes. Les gestionnaires n'ont donc pas le choix : ils doivent acheter des titres qui en procurent, et ceux des banques en ont bénéficié largement.»

Michael Goldberg, analyste du secteur bancaire chez Desjardins Marché des capitaux, croit que cette tendance se poursuivra en 2014. «L'afflux de capitaux des investisseurs constitue le catalyseur pour que les titres financiers continuent de progresser», écrit-il dans une récente recherche. «Au moment où le rendement des obligations augmente et que leur prix recule [NDLR : une hausse des taux d'intérêt conduit à une baisse de valeur des obligations], nous nous attendons à ce que les investisseurs se tournent davantage vers les actions, particulièrement les titres offrant un rendement attrayant et une croissance probable des dividendes comme les banques canadiennes.»

Peter Routledge, analyste à la Financière Banque Nationale, John Reucassel, de BMO Marchés des capitaux, et Michael Goldberg, de Desjardins, entrevoient que tous les titres des six grandes banques canadiennes, de même que ceux de la Laurentienne et de la Canadian Western Bank, augmenteront au cours de l'année 2014.

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