Celle qui a fermé la biscuiterie Christie quitte la tête de Mondelez

Publié le 02/08/2017 à 11:24, mis à jour le 02/08/2017 à 13:04

Celle qui a fermé la biscuiterie Christie quitte la tête de Mondelez

Publié le 02/08/2017 à 11:24, mis à jour le 02/08/2017 à 13:04

Par AFP

Irene Rosenfeld était une des plus puissantes dirigeantes américaines. Photo: gettyimages

Le groupe agroalimentaire américain Mondelez(MDLZ, 43,28$), propriétaire entre autres des biscuits Oreo, a annoncé mercredi le départ de sa PDG Irene Rosenfeld sous la pression de deux financiers influents et alors qu'il traverse une passe difficile.

Elle va céder les rênes en novembre et sera remplacée par Dirk Van de Put, le PDG du groupe agroalimentaire canadien McCain Foods.  Mme Rosenfeld, 64 ans, gardera la présidence du conseil d'administration jusqu'au 31 mars 2018.

A cette date, M. Van de Put assumera les fonctions de directeur général et de président du conseil d'administration. Avant McCain Foods, qui vend des surgelés dont des frites, M. Van de Put a travaillé pour le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis, les groupes agroalimentaires français Danone et américain Mars et le géant des boissons gazeuses Coca-Cola.

C'est «un patron mondialiste, qui a vécu et travaillé sur trois continents différents, avec une profonde expérience et connaissance des activités importantes et des opérations commerciales aussi bien dans les marchés émergents que développés», a dit de son successeur Mme Rosenfeld, citée dans le communiqué. 

Irene Rosenfeld était devenue patronne de Mondelez en 2007, à l'époque Kraft. Elle avait conservé ses fonctions après la scission en 2012 et la naissance de Mondelez mais était depuis plusieurs mois sous la pression des financiers américains Nelson Peltz et Bill Ackman, qui demandaient une fusion avec un autre groupe agroalimentaire afin d'améliorer les marges, diminuer les coûts et doper le rendement de l'investissement aux actionnaires. Les deux hommes sont actionnaires de Mondelez via leurs fonds d'investissements respectifs.

Résultats mitigés

Elle avait tenté de racheter le chocolatier américain Hershey, qui produit notamment les célèbres barres chocolatées éponymes et les chocolats Kit Kat aux Etats-Unis pour Nestlé, mais ce dernier avait repoussé ces avances.

A la suite de cet échec, M. Ackman avait décidé d'engager en début d'année un cabinet de chasseurs de tête pour trouver un remplaçant à Mme Rosenfeld.

A Wall Street, le titre perd 0,78% à 43,28$US.

Ces annonces interviennent le même jour où Mondelez a annoncé des résultats contrastés pour le deuxième trimestre, affectés par une baisse de la demande pour ses chocolats Milka et biscuits Oreo en Amérique du Nord.

La cyberattaque Petya ayant ciblé des multinationales en juin a également eu des conséquences néfastes sur la performance. Ce piratage informatique a particulièrement affecté les livraisons de produits à des clients et, surtout, le service de facturation durant les «quatre derniers jours du deuxième trimestre».

Au final, Mondelez a enregistré un chiffre d'affaires de 5,99 milliards de dollars, en baisse de 5% sur un an, contre 6,02 milliards anticipés en moyenne par les analystes financiers.

Les ventes ont notamment diminué de 8,5% à 1,57 milliard de dollars en Amérique du Nord et de 5,3% à 2,17 milliards en Europe, deux marchés qui représentent à eux deux 62,5% du chiffre d'affaires.

Le bénéfice net a toutefois progressé de 7,3% à 498 millions de dollars, en raison d'une forte réduction de 12,7% des coûts. Ce résultat s'est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 48 cents, contre 46 cents attendus.

 

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