Le huard chute mais s'en tire mieux que d'autres

Publié le 04/10/2011 à 15:25, mis à jour le 04/10/2011 à 16:48

Le huard chute mais s'en tire mieux que d'autres

Publié le 04/10/2011 à 15:25, mis à jour le 04/10/2011 à 16:48

Par Stéphane Rolland

Photo : Bloomberg

Le huard perd des plumes aux dépens du dollar américain, mais il en conserve davantage que d’autres devises qui ont un profil semblable, note Krishen Rangasamy, économiste de la Financière Banque Nationale, dans son bulletin mensuel «Perspectives des devises».

PLUS: le huard descend sous les 94 cents US

Le dollar canadien a perdu 6% par rapport à son homologue américain en septembre. «La correction a été bien plus brutale pour les autres monnaies de producteurs de matières premières, la couronne norvégienne (-8%), le dollar australien (-9%), le rand sud-africain (-13%), et le réal brésilien (-16%)», écrit l’économiste.

La dépréciation des ressources naturelles n’a pas eu la même ampleur d’une ressource à l’autre. Le recul des produits pétroliers, qui influence la valeur de la devise canadienne, a été somme toute moins prononcé, constate M. Rangasamy.

Le maintien de l’inflation au Canada a également pu soutenir la devise puisque l’adoption de politique de détente monétaire par la Banque du Canda devient moins probable, ajoute-t-il.

Prévisions

Inquiets de la volatilité des marchés boursiers, les investisseurs se sont réfugiés vers le dollar américain. Le billet vert a atteint un sommet de 18 mois par rapport aux principales devises étrangères en septembre.

Devant l’incertitude qui se profile à l’horizon, M. Rangasamy croit que la tendance se maintiendra à court et moyen terme pour les deux devises nord-américaines. L’économiste anticipe qu’il faudra 1,05 dollar canadien pour acheter un dollar américain à la fin de l’année. Cela équivaut à un huard à 95,28 cents américains. «Ce pronostic pourrait même se révéler trop optimiste en raison du danger de récession mondiale que fait courir la crise des dettes européennes», prévient-il.

À long terme, le huard pourrait reprendre son envol. «Une fois dissipés les

aléas, les investisseurs étrangers devraient se rendre compte que le Canada a une situation budgétaire enviable (avec des obligations AAA) et une économie fondamentalement saine. Le huard pourrait en plus être soutenu par des écarts de taux favorables si la banque centrale serre la vis en 2012», analyse l’économiste.

La semaine dernière, l’équipe d’économiste de BMO a prédit que le dollar canadien chuterait à un niveau de 93 cents américains d’ici la fin de l’année.

Mardi, le dollar canadien est passé sous les 94 cents américains. Pour lire notre texte cliquez ICI.

 

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