La reprise est trop timide, selon l'OCDE

Publié le 19/11/2009 à 09:19

La reprise est trop timide, selon l'OCDE

Publié le 19/11/2009 à 09:19

Le chômage augmentera jusqu'à la fin 2009 au Canada. Photo : Bloomberg

La reprise économique demeure «trop timide», selon l'OCDE, pour mettre un terme à l’aggravation du chômage chez ses membres, dont fait partie le Canada.

PLUS : Les perspectives économiques de l'OCDE (pdf)

VIDÉO : Point de presse de l'OCDE sur ses prévisions

Entrevue avec le chef du Département des Affaires économiques par intérim

L'Organisation pour le commerce et le développement économique affirme que la reprise est hésitante parce que les ménages et les entreprises règlent leurs problèmes financiers et réduisent leur dette, ce qui freine l’activité économique.

Le chômage devrait donc continuer à augmenter jusqu’à la fin de 2009 au Canada (plus de 8,8%) et la désinflation sous-jacente devrait se poursuivre pendant plusieurs trimestres, selon les plus récentes perspectives de l'organisation basée à Paris.

L'OCDE estime d'ailleurs que la Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à son niveau actuel proche de zéro «au moins jusqu’à la fin de juin 2010, comme elle s’y est engagée, et sans doute au-delà», peut-on lire dans le rapport.

L’OCDE met aussi en garde le gouvernement canadien de prendre de nouvelles mesures «expansionnistes», notamment d’élargir la période d’éligibilité pour les prestations de chômage exceptionnelles, compte tenu des délais nécessaires à la mise en oeuvre des mesures de relance budgétaire et de la reprise qui se fait jour.

L’organisation invite plutôt les gouvernements à préparer rapidement un programme d’assainissement budgétaire à moyen terme qui serait appliqué lorsque la reprise sera fermement engagée.

Au chapitre de la croissance, le Produit intérieur brut canadien devrait être négatif (-2,7%) cette année, mais reprendre du poil de la bête en 2010 avec une hausse de 2% et de 3% en 2011.

«La bonne nouvelle est qu’une reprise - même si elle reste faible - est en cour », a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. «Avec des millions d’emplois perdus et des budgets publics mis à rude épreuve, les pouvoirs publics devront procéder avec précaution au cours des mois à venir. Le retrait des mesures de relance est impératif mais doit se faire graduellement de manière à éviter de compromettre la reprise», affirme-t-il.

«Des mesures sans précédent semblent avoir réussi à limiter la gravité de la récession et à enclencher une reprise à un point que l’on attendait quasiment pas il y a six mois. Il est à présent temps d’organiser la stratégie de sortie de la crise, même si sa mise en œuvre sera progressive», poursuit Jorgen Elmeskov, économiste en chef par intérim de l’OCDE.

Ailleurs dans le monde

Aux États-Unis, le taux de chômage devrait atteindre son plus haut niveau au premier semestre de 2010, selon l’OCDE.

Au chapitre de la croissance, le PIB des États-Unis devrait s’accroître de 2.5 % en 2010, et encore de 2.8 % en 2011. L’OCDE affirme que cette reprise est fondée sur les mesures de relance prises par ses autorités, du redressement des échanges mondiaux, de la reconstitution de stocks par les entreprises et de la stabilisation du marché du logement.

La zone euro bénéficiera des mêmes facteurs de croissance que les États-Unis, mais les dispositifs de partage du travail et les autres éléments qui ont contribué à préserver de nombreux emplois durant la crise pourraient également freiner le rythme des créations d’emplois au cours des prochains mois.

L’OCDE affirme par ailleurs que la Chine sera au premier rang de la reprise mondiale, du fait qu’elle a été assez peu exposée à la crise financière et qu’elle a lancé un plan massif de relance. Le Japon devrait de son côté bénéficier de la vive croissance en Asie, mais la faiblesse de la demande intérieure continuera de limiter l’activité.

 

 

 

 

 

 

 

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