La hausse des taux d'intérêt pourrait arriver plus vite que prévu

Publié le 17/04/2012 à 14:52, mis à jour le 17/04/2012 à 16:57

La hausse des taux d'intérêt pourrait arriver plus vite que prévu

Publié le 17/04/2012 à 14:52, mis à jour le 17/04/2012 à 16:57

Par Stéphane Rolland

Photo : Bloomberg

La hausse des taux d’intérêt pourrait survenir plus tôt qu’anticipé, pensent les économistes après la lecture du communiqué sur la politique monétaire de la Banque du Canada, dévoilé mardi.


Les économistes de la Banque de Montréal (BMO) estiment maintenant que la fin de la détente monétaire surviendra en janvier 2013, «peut-être même plus tôt». La quatrième banque du pays prévoyait plutôt un resserrement au troisième trimestre 2013.


Avec un ton plus optimiste sur l’état de l’économie, la banque centrale prévoit que l’inflation sera plus «ferme» qu’attendu. « Il se peut qu’une réduction modeste de la détente monétaire considérable actuellement en place au Canada devienne appropriée », affirme l’organisation dans son communiqué. Autrement dit, on envisage une augmentation du taux directeur.


Le taux directeur est le taux auquel les principales institutions financières s’accordent des prêts d’une journée. Un taux élevé est utilisé pour lutter contre l’inflation alors qu’un bas taux sert à faciliter la croissance économique. Le taux directeur influence le coût du crédit, notamment les taux hypothécaires.


«Il est évident que la Banque du Canada est mal à l'aise de laisser les taux d'intérêt sous le taux d'inflation, alors que l'endettement des ménages continue à augmenter et que l'économie tournera à plein régime au début de l'an prochain, estime Doug Porter, économiste en chef délégué, BMO Marchés des capitaux. Au minimum, la Banque haussera les taux avant que l'économie atteigne son plein potentiel, quelque part au cours de la première moitié de l'an prochain. »


Sébastien Lavoie, économiste en chef adjoint chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, émet, quant à lui, une mise en garde. «La pensée populaire que les taux resteront très bas pour très longtemps n’a plus sa place, prévient-il. En d’autres mots, le taux directeur à 1% n’en a pas pour encore bien des trimestres.»


Benoit P. Durocher considère, lui aussi, que l’institut fédéral vient d’ouvrir la porte à un resserrement de la politique monétaire. Il tempère cependant les anticipations. «Compte tenu des nombreuses incertitudes qui demeureront vraisemblablement encore présentes, il est toutefois probable que les autorités monétaires canadiennes devront plutôt rester sur les lignes de côtés pendant encore plusieurs trimestres», écrit-il dans une note.


La Réserve fédérale (Fed), le pendant américain de la Banque du Canada, envisage de maintenir ses taux à un creux jusqu’en 2014. Cette décision limite la marge de manœuvre de la banque centrale canadienne «compte tenu de l’impact qu’aurait une telle augmentation sur le huard et le commerce extérieur», ajoute-t-il.


Paul-André Pinsonnault de la Banque Nationale, quant à lui, croit qu’on ne peut écarter une augmentation du taux directeur d’ici la fin de l’année. Il croit cependant que la hausse surviendrait vraisemblablement au premier semestre de 2013.


 


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