La Fed prudente face à la reprise

Publié le 04/11/2009 à 15:08

La Fed prudente face à la reprise

Publié le 04/11/2009 à 15:08

Par Olivier Schmouker

Les conditions ne sont pas réunies pour une hausse de taux, selon Bernanke. Photo : Bloomberg

Tel que prévu, la Réserve fédérale américaine a laissé inchangé ses principaux taux directeurs, au plus bas depuis décembre 2008, entre 0 et 0,25%.


Cet immobilisme tranche avec les discours les plus récents de hauts dirigeants de la Fed, à commencer par son président Ben Bernanke, qui soutient que la reprise économique est amorcée Aux Etats-Unis.


Depuis sa dernière réunion en septembre, le Comité monétaire de la Fed considère en effet que l’économie américaine est en train de récupérer de la crise qui la frappe depuis 2007. Selon lui, les marchés boursiers se portent de mieux en mieux, le secteur de l’immobilier aussi, tout comme, entre autres, les dépenses des ménages.


Cela étant, quelques bémols perdurent, à l’image du marché de l’emploi (le taux de chômage ne cesse de croître et devrait bientôt franchir la barre symbolique des 10%, etc.), des revenus disponibles qui ne progressent plus globalement depuis des lustres, ou encore de la difficulté de décrocher des prêts bancaires.


À cela s’ajoute que les entrepreneurs rivalisent de prudence, en cette période de transition entre la récession et la reprise. Leurs investissements continuent de baisser, des sondages montrent qu’ils n’ont guère confiance en l’avenir proche, les licenciements massifs ne semblent pas terminés, etc.


Les point positifs étant contrebalancés par les négatifs, le Comité estime que les conditions ne sont pas encore réunies pour faire bouger les taux directeurs. Il a même indiqué par voie de communiqué que cela devrait être toujours vrai «pour une période prolongée».


Ce n’est pas pourtant autant que la Fed va rester les bras ballants. Au contraire, elle entend prendre des mesures visant à accélérer la reprise.


Par exemple, la Fed va soutenir le secteur immobilier en achetant pour 1 250 milliards de dollars américains de titres adossés à des prêts hypothécaires et jusqu’à 175 milliards de dettes agencées. Le rythme auquel seront menées ces opérations sera gradué, histoire de ne pas créer de choc sur le marché.


Autre sujet de préoccupation : les risques d’inflation. Le Comité s’attend à ce qu’elle demeure modérée «pendant un certain temps». Au besoin, la Fed prendra les mesures nécessaires pour «préserver la stabilité des prix».


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