Haïti: place à l'optimisme

Publié le 26/01/2010 à 07:14

Haïti: place à l'optimisme

Publié le 26/01/2010 à 07:14

Par Aude Marie Marcoux

La conférence ministérielle préparatoire sur la reconstruction d’Haïti, qui a eu lieu lundi à Montréal, s’est conclue sur une note d’optimisme. Au menu : un engagement à long terme et coordonné, un leadership qui sera assumé par le gouvernement haïtien et un prochain grand rendez-vous.

Les représentants d’une quinzaine de pays et d’organisations internationales se sont entendus sur les principes qui guideront la feuille de route de la remise sur pied d’Haïti. Ceux-ci ont aussi mis la table quant aux bases de leur prochaine grande réunion internationale, qui se tiendra en mars au siège des Nations unies à New York.

«Nous venons de faire un premier pas sur le long chemin de la construction d’un nouvel Haïti. Nous allons continuer notre route avec la même détermination, la même solidarité et le même espoir», a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, qui présidait la rencontre.

En conférence de presse, les dignitaires ont tenu à répéter que le gouvernement haïtien sera responsable du plan de reconstruction du pays. «Le leadership d’Haïti restera déterminant», a affirmé la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton. Cette déclaration résume l’un des principaux messages de cette journée de discussion sur l’avenir d’Haïti.

Un engagement à long terme

«Je n’exagère pas en disant que dix années de dur travail nous attendent en Haïti», a soutenu le premier ministre Stephen Harper en cours de journée.

Interrogés à plusieurs reprises par les journalistes qui cherchaient à savoir combien coûtera l’opération, surtout en raison des différents chiffres qui ont circulé de part et d’autre - 3 milliards ou encore 10 milliards de dollars - les représentants internationaux ont martelé lors du point de presse qu’il était encore trop pour chiffrer leurs efforts. «Il est prématuré de parler de sommes. Ce qui est important, c’est bien de camper le principe qu’on devra être là pendant dix ans», a soutenu le ministre Cannon.

Une feuille de route pour Haïti

En matinée, les participants ont discuté de l’organisation des secours humanitaires, alors qu’en après-midi, ils se sont penchés sur la «transition entre les besoins humanitaires et une vision stratégique à plus long terme». Cette session de travail a été précédée d’une minute de silence particulièrement sentie.

Dans la déclaration finale, les participants ont soutenu vouloir travailler ensemble, «sous le leadership du gouvernement d’Haïti et avec une coordination-clé des Nations unies».

«Nous avons reconnu le leadership et la souveraineté du gouvernement d’Haïti. Nous avons réitéré notre engagement à adopter une démarche coordonnée, cohérente et globale, afin de répondre aux besoins d’Haïti dans l’immédiat et à plus long terme», stipule la déclaration finale. «Ensemble, nous sommes entièrement déterminés à construire un pays nouveau qui répondra aux aspirations légitimes que le peuple haïtien nourrit depuis longtemps.»

Six principes retenus

Six principes ont été établis afin d’orienter la démarche des bailleurs de fonds dans la reconstruction et le développement d’Haïti :

  • Appropriation : «Les Haïtiens seront maîtres de leur avenir.»
  • Coordination : «Nous, les participants, travaillerons ensemble.»
  • Durabilité : «Nous resterons, à long terme, solidaires d’Haïti.»
  • Efficacité : «Nous nous montrerons à la hauteur des attentes.»
  • Inclusivité : «Nous tendrons la main au peuple haïtien.»
  • Responsabilités : «Nous rendrons compte de nos actions.»

Trois objectifs stratégiques à long terme ont été retenus dans la déclaration, soit la gouvernance démocratique renforcée, le développement social et économique durable et stabilité durable et respect de la primauté du droit.

D’ici la prochaine grande réunion internationale qui sera présidée par le gouvernement haïtien, les participants ont convenu de convoquer des réunions techniques préparatoires afin de faciliter la création d’un plan d’action permettant de guider la reconstruction et le développement d’Haïti.

Au risque que les gens parlent de «valses de conférence» d’ici le grand rendez-vous de mars, le premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive a tenu à clarifier qu’il sera plutôt question de réunion de travail pour «arriver à des accords concrets».

 

«Nous sommes conscients de l’ampleur colossale et de l’urgence de la tâche à accomplir. Inébranlables devant ce défi sans précédent, nous demeurons fermement résolus à appuyer Haïti. Le peuple haïtien, qui a connu tant de souffrances, ne mérite rien de moins», conclut la déclaration finale.

 


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